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Prospérité sans croissance (Tim Jackson) : le livre en 10 minutes

La croissance du PIB ne peut pas continuer éternellement. Elle consomme trop de ressources naturelles, et ne garantit pas le bien-être. Ceci est une fiche de lecture animée du livre "prospérité sans croissance" de Tim Jackson.
by

Damien Ravé

on 5 March 2011

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Transcript of Prospérité sans croissance (Tim Jackson) : le livre en 10 minutes

Ce que j'ai compris de... PROSPERITE SANS CROISSANCE
La transition vers une économie durable de Tim Jackson Professeur de développement durable à l'Université du Surrey (GB). Au Royaume Uni, il est l'un des pionniers du développement d'indicateurs alternatifs à la croissance économique. Tim Jackson Mais en 2008 c'est la Crise Qui sont les coupables ? subprimes (prêts à risque) ? prix des matières premières ? Fin 2008, les gouvernements débloquent 7 billions de dollars américains pour sauver les banques. millions } } milliards (rassurez-vous, c'était indispensable) "Il fallait sauver la croissance" Pareil pour les entreprises Et même les Etats Le problème : quand la dette atteint ou dépasse les revenus RISQUE DE
CESSATION DE PAIEMENT Pas la peine de chercher un bouc émissaire.
La crise était inévitable. Alors les banques prêtent toujours plus 7 000 000 000 000 $ } milliers billions } Les ménages ne peuvent plus rembourser leurs prêts
Les banques ne peuvent plus prêter
Les entreprises ne peuvent plus investir
Des Etats entiers sont ruinés (comme l'Islande) Parce qu'en fait on ne sait mesurer le bien-être que par la croissance. Tim Jackson demande (gentiment) : 1/ Le bien-être matériel (mais ça ne suffit pas) 2/ Des facteurs subjectifs Conjoint / famille Santé Vivre dans un bel endroit Argent et situation financière Religion/vie spirituelle Communauté et amis Epanouissement professionnel 5/ La quantité de biens qu'on possède (et leur utilité) Si un bien (télévision, lave-linge) me rend la vie plus facile ou agréable, je suis plus heureux. Pour eux, si je paie un iPhone 269€, c'est que j'estime qu'il m'apporte 269€ de bien-être.


Un objet deux fois plus cher (avec plein d'options, etc.) me rendra deux fois plus heureux. Plus je consomme, plus je suis heureux Alors il étudie les différentes formes de bien-être collectif.

Et il propose qu'on appelle ça "la prospérité". Si un bien (vêtement, gadget technologique) me rend plus important et me permet de m'intégrer dans un groupe de personnes, je suis plus heureux. Mais réellement, est-ce que les gens sont plus heureux lorsque leur revenu augmente ? Les enquêtes mondiales disent : Jusqu'à 15 000 dollars par an, environ 3/ Des libertés d'épanouissement Par conséquent : Ceux qui ont moins de 15 000 $/an devraient progresser jusqu'à ce niveau de revenu

Dans les pays riches, une meilleure répartition des richesses et un mode de vie tourné vers les autres rendent plus heureux qu'une augmentation du PIB. Il y a même des pauvres plus heureux que les riches... Porto Rico
Revenu : 12 000$/an
88% de gens heureux Autriche/France/Japon
Revenu : 20 000$/an
82% de gens heureux Trouver un emploi qui en vaille la peine Vie Etre à l'abri des maladies évitables Vivre longtemps Prendre part à la vie de la communauté Paraître en public sans honte Le prix Nobel d'économie Amartya Sen les appelle "capabilités" 4/ Des droits élémentaires Selon la philosophe Martha Nussbaum Intégrité corporelle Raison pratique (décider ce qui est bon) Affiliation (vie sociale) Prise sur et contrôle sur l'environnement On pourrait en trouver plein d'autres, mais chaque société devrait négocier ces droits de manière démocratique On l'a vu, la prospérité ne dépend pas que du revenu, mais d'un ensemble de facteurs de bien-être. Conclusion Mais alors... Comment augmenter la prospérité ? "Si les gens s'enrichissent, ils seront EVIDEMMENT plus heureux" Il n'y a qu'une personne la plus riche Le problème de la comparaison Tous les autres sont jaloux de leur voisin, leur collègue ou leur beau-frère qui gagne plus. Et encore "Surtout s'ils sont plus riches que le voisin" "La croissance du PIB" Depuis 50 ans, les économistes occidentaux n'ont qu'une idée en tête : Pas seulement les plus pauvres, les plus riches aussi ! Le truc bizarre Les études montrent que, dans l'ensemble, les gens sont plus heureux lorsqu'il y a moins d'inégalités (bien sûr si vous dites ça à un économiste il va vous traiter de maoiste. Ignorez-le) Par exemple, comment améliorer l'espérance de vie, la mortalité infantile, l'éducation ? "Par la croissance du PIB" Facile, n'importe quel économiste vous dira : On retrouve la même courbe qui ralentit à 15 000$/an Pareil pour le niveau d'éducation et la baisse de la mortalité infantile. Il y a même des pauvres qui vivent aussi vieux que les riches Chili
12000 $/an
78,3 ans Danemark
34000 $/an
77,9 ans Moralité : Certains pays ont décliné alors que le PIB montait (ex pays soviétiques, Afrique du Sud).

D'autres (Japon, Cuba) se sont améliorés quand le PIB baissait. La santé et l'éducation s'améliorent généralement lorsqu'un pays en développement augmente son PIB (et encore, il y a des exceptions).

Dans les pays riches une bonne politique de santé et d'éducation est plus efficace qu'un PIB élevé. Exceptions intéressantes Bon mais alors, est-ce qu'on a vraiment besoin de la croissance ? N'importe quel économiste vous dira : "La croissance du PIB est indispensable pour l'emploi" C'est vrai Les entreprises améliorent sans cesse la productivité des travailleurs

Il faut donc moins de main d'oeuvre pour produire la même quantité de biens

Si la consommation de biens n'augmente pas, il y aura de moins en moins de postes. Explication La croissance est donc indispensable... dans une économie de croissance ET POURTANT La croissance ne pourra pas se poursuivre éternellement.

Tout simplement parce qu'elle consomme des ressources et que la planète est limitée. Malthus 2.0 Mais ça n'inquiète pas les économistes qui disent : "Les technologies vertes réduiront notre impact environnemental" Alors oui, pour produire 1$ de richesse on utilise 33% de ressources en moins par rapport à 1970. Mais... La population et la consommation augmentent plus vite encore... Du coup on consomme de plus en plus de ressources, on produit de plus en plus de déchets. +40% de CO2 en 17 ans Pour réduire l'empreinte écologique tout en continuant la croissance du PIB, il faudrait réussir d'ici 40 ans à produire des richesses avec 130 fois moins de ressources qu'aujourd'hui. A part en vivant dans un monde virtuel (la Matrice par exemple), ça paraît difficile (je vous réexplique pas le réchauffement climatique, tout le monde a compris) Bref, ça va être compliqué Ce serait plus facile si on laissait tomber la croissance (y compris dans les pays pauvres, mais ils vont avoir du mal à comprendre qu'ils doivent rester pauvres, donc concentrons-nous déjà sur les pays développés) "9 milliards d'êtres humains ???
Mais vous êtes des grands malades les gars, ça va jamais tenir" Sommes-nous prêts à arrêter la croissance ? Est-ce que nous, les consommateurs, sommes prêts à ce changement ? "L'économie de croissance permet le progrès, l'innovation, la création..." Tout économiste vous dira : Et il y a l'effet rebond "Grâce aux économies de chauffage effectuées en baissant la température de mon salon de 28°c à 25°c cet hiver, je peux me payer un billet d'avion pour la Martinique !" Bref moins on consomme, plus on consomme Et d'ailleurs : "Les gens ont besoin de nouveauté permanente pour alimenter leur désir." (car il y a du désir dans la consommation) (nous sommes attachés à nos objets matériels comme s'ils étaient une partie de nous) Un nouvel objet, c'est un nouveau moi.

En achetant, je me réinvente.

En étalant mes nouveautés, je fédère des amis et je les impressionne. Un psy, Philip Cushman, pense que nous sommes malades : "Votre moi est vide, et vous le remplissez par des aliments, des produits de consommation et des célébrités" En fait c'est une angoisse. L'entrepreneur angoisse d'être distancé dans la course à la nouveauté

Le salarié angoisse d'être bien vu dans sa société

Le consommateur angoisse d'être mal vu par ses amis parce qu'il n'a pas le dernier téléphone à la mode Tout le monde est angoissé Bref, la croissance nous rend tous fous. Et si on se soignait ? Alors on fait quoi, docteur Jackson ? Jack(son) a dit : investissez dans l'écologie Les gouvernements doivent lancer de grands projets écologiques (et aider les pays en développement) :
conservation de l'énergie (véhicules, énergies renouvelables)
qualité de vie (quartiers et logements verts)
protection de l'environnement, prévention des catastrophes naturelles
infrastructures (technologies de l'information et transports verts) Jack a dit : créez des emplois non productifs Il faudrait développer une "économie de Cendrillon" qui emploie beaucoup de main d'oeuvre et améliore le bien-être :
- santé
- aide et soin
- activités de bien-être
- loisirs Réduisons la durée du travail pour donner une activité à ceux qui n'en ont pas.

Ceux qui souffrent du stress du travail en profiteront pour développer les activités qui apportent du bien-être :
- loisirs, vie de famille, amis
- associations, engagement politique
- jardinage, bricolage Jack a dit : partagez le travail Les travailleurs subissent des rythmes de travail toujours plus rapides et prennent somnifères et antidépresseurs pour échapper au stress. Au même moment, d'autres se retrouvent au chômage et sont exclus, culpabilisés par la société voire repoussés dans des ghettos. (on évitera de créer des autoroutes) La croissance est tellement sexy qu'elle touche tous les pays : même les communistes s'y sont convertis ! Mais moi je trouve qu'il a pas tort, Tim.

C'est pour ça que je voulais vous en parler. Plutôt que vendre "toujours plus" de biens, les entreprises devraient vendre un service "toujours meilleur" :

vendre le confort thermique plutôt que du gaz ou de l'électricité
vendre des transports efficaces plutôt que des véhicules
développer la location plutôt que l'achat systématique Jack a dit : oubliez le PIB Jack a dit : l'Etat doit garantir la stabilité de l'économie L'Etat doit inciter les citoyens à adopter un mode de vie durable, et maintenir la stabilité de l'économie. Ses outils :

l'enseignement
les investissements
la fiscalité
les politiques de marchés publics
l'urbanisme
les normes relatives aux produits
la régulation de la publicité et des médias C'est sûr, ça ne plaît pas aux économistes. Damien Ravé
caphar@lepotlatch.org
Twitter : @DamienRave Les économistes ont envie qu'on consomme de plus en plus : "Il faut prêter aux ménages pour qu'ils consomment plus" Et nous consommons toujours plus Bref, on n'a plus d'argent (enfin presque) "Eh les copains, vous êtes sûrs que la croissance, c'est le bien-être ?" OK, alors c'est quoi la prospérité ? Tous les économistes étaient d'accord : manger boire s'abriter se vêtir Utilité pratique Utilité sociale Les économistes aiment bien cette idée d'utilité parce qu'elle permet de mettre un prix au bien-être : "Le bien-être s'achète par des biens matériels" "Seule la croissance permet d'augmenter les revenus pour encourager la consommation" N'importe quel économiste vous rira au nez de poser une question aussi naïve : Mais l'explication préférée des économistes, c'est... Et pour cela il faut plus de revenus, donc de la croissance : les plus pauvres sont les plus malheureux le bien-être des plus pauvres augmente rapidement avec les revenus SEUIL DE 15 000 $/an le bien-être des riches n'augmente plus avec leurs revenus Bien-être exprimé PIB annuel par habitant (= revenu) "Les revenus améliorent le bien-être, jusqu'à un certain point" Voici la courbe du bien-être en fonction des revenus Les pays riches ont atteint le seuil de 15 000$/an/hab. dans les années 70.

Depuis, leur PIB n'a fait qu'augmenter (x3 aux Etats-Unis), alors que la satisfaction de leur population ne progressait quasiment plus | | l'espérance de vie des plus pauvres augmente rapidement avec les revenus SEUIL DE 15 000 $/an PIB annuel par habitant (= revenu) les plus pauvres vivent le moins longtemps L'espérance de vie des riches n'augmente plus avec leurs revenus Espérance de vie C'est vrai, jusqu'à un certain niveau de revenu... = 1$ produit = 1$ produit 1970 2008 Et en 2100, ne plus utiliser aucune ressource pour la production de richesses. 2011 =1$ produit 2050 =1$ produit Il y a plein de machins qui s'épuisent : Pétrole Poisson Terres agricoles Métaux Uranium Charbon Gaz Biodiversité Nappes phréatiques Il faut donc vendre de plus en plus de biens pour créer de l'emploi = on doit encourager la croissance La croissance,
c'est le toujours plus : + de revenus
+ de consommation
+ d'investissement
+ de productivité
+ de production de biens vilains traders ? Du coup personne n'est heureux Attention, on ne peut pas non plus dire que ceux qui n'ont rien sont plus heureux. "Augmentez les revenus au Bangladesh ou au Ghana, vous verrez s'ils sont malheureux" (ils essaieront de construire des produits durables plutôt que nous pousser à les remplacer tous les 18 mois) N'oublions pas... Il y a tout un pan de l'activité d'un pays qui contribue fortement au bien-être et qui n'est pas mesuré dans le PIB :
travail domestique
vie associative et bénévolat
loisirs gratuits (promenades en forêt, jeux entre amis, etc.) Lisez le livre "Prospérité sans croissance" !
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