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le gone de chaaba

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by

Elise Baudé

on 27 November 2014

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Transcript of le gone de chaaba

LE GONE DU CHAABA
RESUME DU LIVRE
Le gone du Chaâba
3ème turquoise
Elise BAUDE
Azouz BEGAG
Année de parution :
1986
Date d'édition :
janvier 2005
Lieu d'édition :
27 rue Jacob à Paris
Nombre de pages :
237
Maison d'édition:
Editions Du Seuil

(collection Points qui est la collection des livres de poche édités chez Du Seuil)
Ce livre, c’est l’histoire du jeune Azouz, dont les parents algériens sont venus vivre en France, dans un bidonville de la banlieue lyonnaise, le Chaâba. Dans ce logement qui ressemble à une baraque sans aucun confort, Azouz, vit pauvrement avec sa sœur Zohra et son frère Moustaf. Dans ce bidonville vivent également beaucoup d’enfants surnommés les «gones». A l’école lors d’une leçon de morale de son professeur M. Grand , Azouz comprend que seule l’école peut lui permettre de sortir de sa condition, et bien que pour rapporter un peu d’argent à la maison, il doit aller travailler au marché , il ne néglige pas l’école, il réussi même a obtenir la deuxième meilleure note de la classe. Mais si son père est fier de lui, et l’encourage à continuer afin qu’il ne soit pas maçon comme lui et qu’il puisse devenir un vrai français ; certains de ses copains arabes pour qui l’école est très secondaire le rejette et lui lance au visage qu’il n’est pas un Arabe. Le Chaâba est un lieu de joie, de peine mais aussi de conflits, comme ce jour où Azouz croyant bien faire dénonce aux policiers la boucherie clandestine de son oncle. A partir de ce moment , la zizanie s’installe et plusieurs familles quittent le Chaâba pour aller vivre dans des appartements à Lyon. Azouz lui aussi a envie d’aller vivre dans un appartement mais son père ne veut pas quitter le Chaâba. Pourtant il finit par céder, Azouz découvre le confort et la télévision, il est heureux même si sa nouvelle maitresse est blessante avec lui et qu’il a du mal à se faire de nouveaux amis. Puis c’est la 6ème pour Azouz qui entre au Lycée Saint-Exupéry, où son professeur de français M. Loubon, qui à vécu en Algérie, va tout faire pour que Azouz réussisse. Mais, alors que tout se passe bien dans la vie d’Azouz la famille est obligée de déménager.
Azouz Begag est né à Lyon le 5 février 1957 de parents algériens. Ses parents se sont installés en France en 1949.
Il passe les dix premières années de sa vie à Villeurbanne dans un bidonville de la banlieue lyonnaise, puis emménage à Lyon dans la cité de la Duchère. Il entre au collège Saint-Exupéry de la Croix-Rousse en 1967
Malgré ses origines et le milieu défavorisé dans lequel il vit, Azouz Begag accède aux études supérieures et présente une thèse en Economie. Il possède un Doctorat en économie de l'université Lyon 2 et en 1980 devient chercheur au CNRS et à la Maison des Sciences Sociales et Humaines de Lyon spécialisé en socio-économie urbaine. Azouz Begag mène de front trois carrières: romancier, sociologue et politicien.
Romancier : il écrit en 1986 son premier roman intitulé Le Gone du Chaâba, pour lequel il obtient en 1987 le Prix Sorcières et le Prix Bobigneries. Puis il obtient en 1992, Le Prix Européen de Littérature Enfantine pour son roman intitulé La force du berger.
Sociologue : Azouz Begag sait décrire l'univers des banlieues, les problèmes de l'immigration, de l'intégration, de la violence ou de la pauvreté .
Politicien : Ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances du 2 juin 2005 au 13 avril 2007
En 1987, il demande la nationalité française qu'il obtient en 1989.Il est nommé Chevalier de l’ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’honneur. Depuis le 1er septembre 2013, Azouz Begag occupe à Lisbonne le poste de conseiller culturel et à la coopération.

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR
Lien entre l'histoire et la biographie de l'auteur
L’histoire nous raconte la jeunesse d’Azouz ce garçon issu du bidonville de Lyon, qui a compris très jeune que seule l’école pouvait lui permettre d’échapper à sa condition. On ne peut que constater combien il avait raison quand on regarde son parcours, romancier, sociologue, politicien. Il a su montre à tous que si au départ il n’avait aucune chance de pouvoir évoluer : parents pauvres et parlant très mal le français, il est parvenu à travers sa réussite scolaire à s’intégrer dans la société et même à devenir ministre !!! L’histoire d’Azouz nous montrer aussi que d’avoir deux cultures peut devenir une force.

Le gone du Chaâba
Pourquoi ce livre est-il autobiographique ?
Plusieurs éléments nous montrent que ce livre est autobiographique :
- pour raconter l'histoire, l'auteur parle à la première personne du singulier. Page 17 "Me suis-je lavé le visage, ce matin ? Ai-je au moins passé mon pantalon ? Je porte les mains sur mes cuisses." ; page 192 " J'ai difficillement terminé le mois de juin à l'école Sergent-Blandan." ; page 200 "Je me sens vidé d'un seul coup.". Le "Je" représente à la fois le narrateur, le personnage "Azouz" et l'auteur.

- le point de vue est interne, c'est l'auteur qui raconte ce qu'il a vécu, on ne connaît que le point de vue d'Azouz, nous ne connaissons que ce qu'Azouz sait, voit et comprend. Page 111 "J'ai reconnu ma mère. Elle paraissait terrorisée." ; page 149 "Dans la cuisine, Emma enfile son tablier, ouvre les tiroirs... légumes.Elle est heureuse, Emma, heureuse comme elle ne l'a pas été depuis des mois.". L'histoire est racontée à travers le regard d'Azouz dont on connaît les sentiments, les pensées. Page 112 "J'ai serré les dents pour ne pas cracher mon mépris."

- le cadre spatio-temporel est défini. le lieu de l'histoire est réel, il a vraiment existé on peut le situer. Page 30 " Mon regard s'enfuit dans l'immense bois qui sépare le Chaâba des rives du Rhône.", page 163" En partant de la rue Terme, je suis parvenu jusqu'en haut de la Croix- Rousse." , page 170 "Je marche vers la place Bellecour". L'histoire est précise dans le temps. Page 157 "Nous avons déménagé le premier week-end du mois d'août 1966."

- les temps utilsés sont ceux du récit : le présent et le passé, le présent utilisé par Azouz pour raconter son histoire : page 69 "j'ose à peine le regarder." et le passé utilisé pour raconter un fait du passé qui permet au lecteur de comprendre le récit d'Azouz, page 203 "tous les pieds noirs n'avaitent pas de ferme comme Barral en Algérie."


Pourquoi ce livre vous a-t-il plu/déplu ?
J'ai beaucoup aimé ce livre, je l'ai trouvé triste surtout quand Azouz raconte ces conditions de vie dans le Chaâba, une vie sans confort , page 14 "Je m'acccroupis au-dessus de la cuve", page 15 "la grosse bassine verte et écaillée qui sert de baignoire à notre famille.", page 16 "Chez nous, on garde le papier pour faire du feu." Mais je l'ai également trouvé plein d'espérance car on devine la volonté d'Azouz pour réussir à l'école, sa maturité, car à son âge 9 ans il n'est pas facile de comprendre que pour évoluer et s'intégrer il faut réussir à l'école page 59 "A partir d'aujourd'hui terminé l'Arabe ede la classe.Il faut que je traite d'égal à égal avec les Français."
J'ai aussi aimé la façon dont Azouz parle du Chaâba, car même si on on y vit pauvrement, ils sont solidaires les uns des autres, page 10 "Au Chaâba on ne peut se hair plus de quelques heures.", page 61 "Les hommes ont formé un petit cercle dans la cour. ils racontent, fument, dégustent le café que les femmes ont pris soin de leur apporter dehors".
J'ai trouvé ce livre très vivant, car l'histoire est racontée comme une succession de petites scènes: l'épisode du camion poubelle, l'épisode des prostitués, l'épisode de la circoncision, l'épisode du déménagement, tout cela rend le récit moins monotone.
Le langage utilisé, le mélange français/arabe utilisé par les parents d'Azouz m'a fait sourire , page 140 "Ma mère n'a jamais parlé le français..... Donne-moi les Li zou (les oeufs), page 141 "Ria di to" (rien du tout), page 151 "litriziti" (l'électricité).
Le gone du chaâba ne possède pas de moments d'écriture. En effet l'auteur Azouz Begag raconte l'autobiographie d'une partie de son enfance passée, mais on ne peut faire le lien entre l'auteur et le personnage, car à aucun moment l'auteur ne donne son opinion sur ce qu'il est en train d'écrire et ne fait de lien entre l'enfant qu'il était et l'homme qu'il est ensuite devenu. Ce qui nous laisse croire qu'Azouz enfant existe au moment où nous lisons ses aventures.
De plus, il redige son recit au présent pour rendre les actions plus réelles et le recit plus vivant.
Citation d'un moment de l'écriture
Citation d'un moment de l'histoire
J’ai choisi comme moment de l’histoire celui où Azouz a pris conscience que pour sortir de sa condition il devait s’intégrer et travailler à l’école.
page 59 :"Mes idées sont claires à présent, depuis la leçon de ce matin. A partir d'aujourd'hui, terminé l'Arabe de la classe. Il faut que je traite d'égal à égal avec les Français."
Ce passage est un moment important de l'histoire, car c'est le moment où le personnage prend sa scolarité en main et mettra tout en oeuvre pour réussir.

Le parcours d'Azouz Begag est le reflet de cette phrase prononcée par Azouz à 9 ans.

Azouz a compris très jeune une chose très importante.
Travailler à l’école c’est pour soi qu’on le fait
 

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