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Malebranche

Cette présentation a pour but de montrer comment on peut utiliser l'application Prezi. À cela s'ajoute un exemple de ce que peut être l'explication de ce texte.
by

Philippe Rouquette

on 12 July 2017

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Transcript of Malebranche

L'explication de texte

Malebranche,
Évaluer la capacité d’un élève de rendre compte raison du raisonnement d’un auteur.
Évaluer la capacité d’un élève d’intégrer un texte dans une réflexion philosophique.

Remarque :
Cela n'implique pas d'organiser le plan en deux parties (Partie I : analyse du texte ; partie II : discussion).

Pour expliquer ce texte, il faut avoir quelques éléments de réflexion sur le sujet, la conscience, autrui, le désir, la religion, la raison, la démonstration, la morale.

Les objectifs :
C'est fini !
Les éléments fondamentaux :
Ces éléments doivent attirer votre attention tout au long du devoir. Ce n'est pas parce qu'une étape est franchie qu'il faut oublier ce qui a été trouvé auparavant.
Déterminer le thème du texte, le fil directeur de ce texte.
Exposer la problématique du texte.
La thèse de l'auteur (la réponse de l'auteur à la problématique) peut se trouver dans la conclusion du devoir.
Dégager la structure de l'argumentation.
Analyser les concepts, rendre compte des arguments, des exemples…
Il faut aussi faire preuve de culture philosophique.
Texte
De la recherche de la vérité
Ce qui n'est pas requis :
Il n'est pas nécessaire de connaître la doctrine de l'auteur.
Conseils :
Il faut repérer l'auteur à étudier dans un cadre historique (au moins : quand a vécu l'auteur).
Si vous connaissez des éléments doctrinaux de l'auteur en lien avec le texte, il faut les utiliser.
Thème
Problématique
Thèse

Structure
Concepts
Exemples
Ressources
Rédaction
1. Il faut repérer les notions du programme officiel.
2. Il faut aussi repérer les termes / expressions déterminants du texte.
3. On peut souligner le texte : attention à ne pas trop charger le document. Pour chaque couleur il y aura un thème. Dans l'exemple, c'est surligné.
Surligner ou souligner:
Cela se fait en plusieurs étapes :
1 Dans ce texte, on voit immédiatement, grâce au vocabulaire qu'il y a plusieurs notions : vérité, raison, mathématique.
2. D'autres notions fondamentales apparaîtront quand on surlignera .
Ils peuvent être utiles pour comprendre la structure du texte : quelles sont les fonctions logiques des propositions. Souvent ce n'est pas suffisant.
Ils sont encadrés en rouge.
Étape 2 :
Il faut identifier les termes associés à la notion de la vision : voir / évident / éclairer.
En jaune, cette notion.
Étape 1 : les connecteurs logiques
Étape 3 : je / moi
La fréquence du pronom
je
est telle dans ces quelques qu'il faudra la justifier.

En vert : le
je / moi
Étape 4 : les autres / homme / chinois


Ce thème est surligné en bleu.

Étape 5 : Vérité / Raison
Dans le cours on a vu qu'on pouvait associer les deux notions, vérité, raison.

Ces notions sont surlignées en violet.
Le fil directeur (à noter au brouillon) :
Malebranche fait le lien entre vérité (évidence) et raison, ou, plus exactement, il veut montrer comment chaque homme est capable de trouver la vérité (mathématiques - morale). Cela suppose l'existence d'une Raison universelle.
Conseils :
Pour la problématique :
Il faut reprendre le fil directeur.
Formuler un questionnement qui manifeste une opposition, une tension dans ce texte. Ici on pourra s'appuyer sur les 2 exemples (vérités mathématiques / morales avec le problème de la certitude.
La formulation doit être précise : quel problème
dans cetexte
.
Pour formuler la thèse :
C'est la réponse de
cet auteur
pour
ce problème
.
Il faudra en montrer le caractère général : argumentation qui ne se réduit pas à une opinion personnelle.
Problématique de ce texte (il s'agit du brouillon) :
Qu'est-ce qu'un problème ?
Aristote,
Topiques
, 11 : « Sont des problèmes les questions sur lesquelles il existe des argumentations déductives de sens opposé (on hésite alors à y répondre par l'affirmative ou la négative du fait qu'il existe dans les deux sens des arguments persuasifs). [...] Les questions de ce genre peuvent faire l'objet d'une enquête. »
Le problème est complexe puisqu'il fait intervenir 4 éléments : vérité mathématique / vérité morale + Raison universelle / Raisons particulières.

Je choisis d'insister sur les 2 premiers éléments dans la problématique et les 2 derniers dans la thèse.
Thèse de l'auteur ( il s'agit du brouillon) :
Manifestement la clef du texte est le recours répété à la notion de raison.
Il faudra être attentif à ne pas confondre Raison universelle et les raisons particulières (non raisonnables).
Conseils :
Il est nécessaire d'analyser la structure de l'argumentation pour bien comprendre la progression logique du texte. Cela permet aussi d'éviter la paraphrase.
Il faut :
s'appuyer sur les connecteurs logiques.
tenir compte du contenu des propositions.
faire un schéma au brouillon qui reprend ces 2 éléments.

Voici l'exemple de cet texte :
Conseils
Il est nécessaire de réviser les cours, cela permet de mieux définir les notions qui se trouvent dans le programme).
Il ne faut pas réciter le cours car il faut approfondir l'analyse conceptuelle des notions en tenant compte explicitement du texte.
Le « je » :
On peut supposer quand on voit le pronom
je
dans le texte qu'il s'agit d'un point de vue personnel. Je vois quelque chose particulier. Peut-être suis-je seul à le voir. Il ne faut pas écarter d'emblée cette interprétation. Mais le contexte rend nécessaire un dépassement de cette analyse.
Dans les cours sur le sujet et sur la conscience, on a pu analyser la conscience comme l'instance qui est la cause de notre activité mentale.
Le
je
sera alors ce qui définit l'homme : le sujet pensant.
On doit aussi se rappeler que l'idée d'une clarté de sujet à lui-même : j'ai pleinement conscience de mes pensées est clairement contestée par de nombreux auteurs. On peut penser à Freud.
Cette référence ne sera pas nécessairement utilisée dans l'explication de texte. Mais cela doit nous alerter sur le caractère problématique du
je
.
Les autres, les hommes, les chinois :
On ne peut pas se contenter d'une vague référence au cours sur
autrui
.
Il y a des éléments qui sont utiles :
Autrui
est autre que moi-même. Je peux admettre qu'il est un être pensant, comme moi, mais cette pensée se constitue indépendamment de moi. Puis-je savoir ce qu'il pense ?
On peut aussi utiliser une réflexion sur l'autre comme être raisonnable. Il faut analyser précisément ce que signifie la référence aux chinois.
Ce qui est inutile ce sont les thèmes du désir de reconnaissance et du rapport comme conflit.
De même l'analyse de l'amitié chez Montaigne est trop complexe et trop loin de la problématique du texte pour être utilisée.
La raison :
L'étymologie est
ratio
, c'est-à-dire calcul.
La raison se définit comme une faculté de l'esprit humain à distinguer le vrai du faux, le bien du mal.
La raison apparaît comme ce qui permet de construire une argumentation cohérente (rationalité).
C'est ce terme qui est utilisé pour traduire le logos, concept aristotélicien : pensée, langage.
Dans le contexte cela peut signifier aussi : les motifs qui peuvent en dehors des règles morales (raisons qui ne sont pas raisonnables).
L'expression Raison universelle peut poser un problème d'interprétation. Vu le contexte (et la majuscule, cela désigne vraisemblablement Dieu (voir le cours sur la religion).
Voir, évident, éclairer :
Il est classique d'utiliser le registre de la lumière pour exprimer le rapport de l'être pensant à l'objet connu.
On peut considérer qu'il s'agit d'une analogie : de même que, par l'œil, je peux voir les objets matériels, de même, l'esprit est capable d'évidence intellectuelle. Ce serait une vision de l'intelligence par rapport aux idées.
Dans le cours sur la vérité, on a pu voir que l'évidence est un des critères de la vérité.
La vérité (définitions les plus simples mais elles sont contestables) est la conformité de la pensée au réel + la cohérence de l'esprit avec lui-même.
Les mathématiques :
Brièvement, on s'appuyer sur le cours
La démonstration
.
Il s'agit de sciences déductives qui ont pour objet premier le nombre (arithmétique) et l'étendue (géométrie).
On laisse de côté algèbre… C'est trop complexe pour cette explication de texte.
À partir de définitions des objets mathématiques, on enchaîne des évidences de manière cohérente (raisonnement / raison).
On aboutit à des théorèmes (démonstrations) ou à des résultats (calcul).
La morale :
L'étymologie nous rapproche de mœurs : règles de comportement entre les personnes propre à une société / culture.
Elle repose sur la distinction entre le bien et le mal.
Il faudrait donc dépasser le sens étymologique : distinguer le bien du mal implique une dimension universelle de ces normes / valeurs des comportements.
On peut distinguer la morale du droit. Celui-ci est édicté publiquement par le pouvoir souverain.
Remarques préliminaires :
Il n'est pas fréquent dans les textes proposés au baccalauréat qu'ils incluent un exemple mais celui de Malebranche en comporte 2.
Les exemples peuvent avoir plusieurs statuts :
Illustration d'un argument.
Point de départ du raisonnement…
Dans ce texte, il s'agit plutôt du deuxième cas.
Faut-il développer ces exemples ?
On peut le faire.
Il faut alors montrer que les exemples choisis par Malebranche sont pertinents pour comprendre son raisonnement.
Passion :
1. Étymologie : souffrir, supporter, être passif.
2. Cette étymologie permet de comprendre pourquoi le terme passion a eu une connotation négative pendant longtemps.
3. La passion va donc désigner une affection de l'âme, un sentiment qu'on ne maîtrise pas. C'est le premier élément négatif.
4. Le deuxième élément est propre au christianisme : la passion du Christ c'est la souffrance du Christ (calvaire, crucifixion).
5. Par la suite le terme a signifié les sentiments (en perdant la connotation négative du manque de maîtrise).
6. Enfin ce qui est passionnant c'est qui apporte une satisfaction de l'esprit, par exemple, un hobby.

Le dernier sens (6) n'existe pas à l'époque de Malebranche.
La question est plutôt de savoir si la passion est seulement passivité : il est négatif de perdre la maître de soi. Peut-être que la passion doit être aussi associée à la compassion ou au désir : cela deviendrait une force au service de l'homme.
Remarques préliminaires :
Pour approfondir l'explication d'un texte en philosophie, il faut être capable de dégager l'intérêt du texte : il faut repérer le rôle déterminant de ce texte. Cela dépend en grande partie de la connaissance que l'on a des auteurs : confrontation qu'on ne doit pas confondre avec un affrontement.
La culture ne consiste pas une succession de définitions qui ne sont pas commentées, d'allusions vagues à des éléments doctrinaux, surtout s'il n'y a pas de lien avec le texte.
Les quelques textes qui suivent peuvent éclairer le texte. Notons qu'il ne s'agit pas de faire résumer de chacun de ces textes pour rédiger l'explication de Malebranche. Ce ne sont que des éléments de réflexion.

L'ordre de ces ressources est chronologique.
Problématique du texte :
Nous sommes tous capables de mettre en œuvre les plus opérations les simples de l'arithmétique telle que la multiplication. Le calcul sans cesse recommencé produit une habitude : l’arithmétique nous paraît évidente. C'est le thème de l'évidence mathématique qu'interroge Malebranche. Pourtant constater que nous que nous sommes tous capables de multiplier 2 fois 2 et de trouver la bonne réponse : « 2 fois 2 font 4 » ne suffit pas pour comprendre ce qui est en jeu dans l’usage des mathématiques.

On pourrait résoudre cette question en s'appuyant sur l'étymologie du mot raison : raison, c'est
ratio
, c'est-à-dire calculer. Dans l’arithmétique, nous utilisons donc cette faculté. Répondre ainsi esquive la réflexion philosophique. Malebranche nous propose d'aller jusqu'au fondement de notre connaissance des vérités mathématiques. L’argumentation de Malebranche est cependant déroutante : il met en parallèle vérité mathématique et vérité morale.

Cette comparaison est problématique. Comment peut-on affirmer qu’il y a un même degré de certitude entre vérité mathématique et vérité morale ?

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