Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

Les Agences de Notation

Exposé Environnement en Entreprise
by

Adrien Hidalgo

on 8 January 2013

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of Les Agences de Notation

III-Notation des états Au cours de l’histoire -> états insolvables

Espagne 10 fois

France 8 fois

Autriche 5 fois

Prusse 5 fois I-Introduction et historique Les agences de notation, entités encore inconnues du grand public il y a 4 ans
Au coeur de l'actualité avec l'émergence de la crise des dettes souveraines en Europe.
Entreprises plus que centenaires, dont l'histoire est intimement liée à celle des marchés financiers aux Etats-Unis.
En connaître l'histoire est une étape supplémentaire dans la compréhension de ces mastodontes qui semblent parfois faire la pluie et le beau temps sur les marchés obligataires... Les Agences de Notation I- Introduction et historique

II- Modalités des notations

III- Notation des états

IV- Notation des entités privées

V- Limites des notations V-Limites des notations -> Fiabilité des notes
Taux de défaut associés aux notations élevé faible
Taux de défaut augmente :
-Qualité des notes se détériore
-Catégorie se détériore
Cependant quelques erreurs au cours de l’histoire:
-En 2001, Standard & Poor’s et Moody’s notent la société Enron en catégorie « investissement », la meilleure. Quatre jours plus tard, la société déclare une faillite.
-En 2008, la banque d’investissement multinationale Lehman Brothers est encore notée « A » la veille de son effondrement. L’objectivité des agences en prend un coup. IV-Notation des entités privés Les trois principaux types d'émetteurs et d'émissions privés notés par les agences sont :

Les Entreprises (secteur "corporate")

Les Produits Structurés

Les Banques II- Modalité d'attribution des notations Une notation est le reflet d'une probabilité de défaut d'un émetteur

Les notations sont des opinions indépendantes protégées par le premier amendement de la constitution américaine

Les agences ne garantissent pas la fiabilité absolue des notes qu'elles attribuent Conclusion -L'intégration des ratings dans les réglementations financière a fortement modifié le comportement des émetteurs et des investisseurs

- Nécessité d'éradiquer les conflits d'intérêts et faire en sorte que les notations redeviennent des mesures objectives et indépendantes

-Nécessité de réduire le nombre de réglementations incorporant les notations Concepts intervenants dans la méthodologie de notation Modalités d'attribution d'une notation Modalités d'attribution d'une notation Les banques Domination du "Big Three" De 1940 à 1990 Fitch est peu actif à cause de :
Chute d’entreprises notées
Spécialisation de notation d’établissement de crédit
1989 : 47 employés
1989 recapitalisation par Fraser & 1998 rachat par Fimalac
2008, 2361 employés et 154000 émissions de notes Conflits d'intérêts Nouvelles mesures après 2008 de la SEC/OICV:
-Améliorer transparence sur les procédures de notation
-Préciser les modalités de changement des méthodologies
-Sources des informations pour noter les produits structurés
-Publier 10% des historiques sur les sites Internet
-Rapport annuel incluant toutes les décisions
-Ne pas noter et recommander simultanément
-Pas intervention des analystes sur les discussions de tarification Avant les notations Pas d’entreprises spécialisées

Banques détenaient les informations
-1810 roi de Prusse -> Rothschild prêt taux élevé car pas état de droit

1898 CL ratio service de la dette publique/revenu Concepts intervenants dans la méthodologie de notation Les Notes de Recouvrement Signification des échelles de notation Domination du "Big Three" Moody’s Investor’s service 1914
Introduction en bourse en 1928
Acquisition de D&B de 1926 à 2000
En 2008 : 3400 salariés dans 27 pays
Les notation de Moody’s couvrent :
100 États
5500 entreprises
29000 emprunteurs publics
96000 produits structurés Domination du "Big Three" 1941 : fusion de Poor’s et de Standard Statistics
Création du S&P 500, concurrent du Dow Jones Industrial Average
En 2008, 8500 employés dans 20 pays
280000 entités notées
100 notes souveraines délivrées Début de la notation 1868 Henry Varnum Poor lance la publication annuelle des Poor’s Manuals of the Railroads of the US
1909 Reprise du concept et publication par John Moody de Moody’s Analyses of Railroads Investments qui couvrent les titres de chemins de fer.
La crise de 1907 a provoqué de nombreuses faillites investisseurs plus attentifs création de la notation financière
1910 : notations de public utilities ( eau, gaz, électricité, téléphone)
1916Poor’s émet ses premières notes
1922 : Standard Statistics
1924 : Fitch Renseignement financier 1820 Barings demande à Thomas Wren Ward de classer commerce et établissements de crédits en fonction de leur solidité financière
Catégorie 1 : sociétés à risque mais pérennité pas menacée à moyen terme
Catégorie 2 : firmes solvables mais activité peu intérêt pour Barings
Catégorie 3 : entreprises ayant risque solvabilité élevé
Catégorie 4 : sociétés solvables ayant liens concurrents de Barings
Catégorie 5 : firmes inconnues
Catégorie 6 : firmes en redressement judiciaire
Catégorie 7 : entreprises disparues
Premiers pas vers les renseignements économiques et financiers Renseignement financier Vidocq (1833) fonde « l’Intermédiaire, bureau de renseignements dans l’intérêt du commerce » détecter les entrepreneurs malhonnêtes et les firmes a la solvabilité douteuse
Lewis Tappan Mercantile Agency (1850) développe l’activité de « credit reporting »
1933 fusion de R.G Dun and Company et de John Bradstreet pour donner naissance au leader mondial Dun & Bradstreet
Solvabilité d’un commerçant richesse personnelle
Santé financière entreprise chiffre d’affaire Mode de rémunération-1970 Vente des publications
1918 : Moody’s pour 140$
Public Utilities
Governments and Municipals
Steam Railroads
Investments letters
1922 : 280$
Bon marché
Résultat Moody’s 1929 : 470000$ Entre-deux-guerres 1918 premières notations souveraines par Moody’s
Moody’s analyses of Investments : Governments & Municipal
2 années de travail
30 000 obligations
85% émisent état américain
15% émisent états étrangers
1920 boom des titres obligataires outils précieux pour les investisseurs Notation en léthargie Situation économique en 1945
WWII
498 M$ Amérique latine
527 M$ Europe
162 M$ Asie
Accords de Bretton Woods (FMI)
Plan Marshall
IET
-> chute du nombre d’états notés Déterminants des notations souveraines Le «score fiscal» prend en compte à la fois le niveau mais aussi l’évolution des principaux indicateurs en matière de finances publiques (dette, déficit, etc.). L’agence examine les politiques menées par le gouvernement en place pour augmenter les recettes et/ou réduire les dépenses à court et moyen terme.

Le « score monétaire » évalue la crédibilité de la politique monétaire, notamment la maîtrise de l’inflation, mais aussi sa capacité à soutenir la croissance et à faire face aux crises économiques, en faisant varier le taux de change de la monnaie. Déterminants des notations souveraines Le «score économique» mesure à la fois le niveau de richesse d’un pays (et donc sa probabilité de faire défaut) par le biais d’indicateurs comme le PIB / tête, la diversité et la solidité de son économie – l’Espagne a par exemple pâti de sa dépendance aux secteurs du BTP et de l’immobilier - et les perspectives d’évolution de la croissance.

Le «score extérieur» reflète la capacité du pays à honorer ses engagements vis-à-vis de ses créanciers étrangers. Détermination des notations souveraines Le «score politique» traduit avant tout l’efficacité des institutions d’un pays face à des chocs économiques, des risques de blocage politique et leur capacité à s’attaquer aux grands défis économiques à long-terme. C’est ce critère qui a, par exemple, précipité la dégradation de la note des Etats-Unis à la suite des oppositions répétées entre Républicains et Démocrates. Reprise en 1970 Abrogation de l’IET en 1974
Résurgence des émissions souveraines

Noter des états qui n’ont pas émis d’obligations en USD

Plan Brady
Par bonds
Discount bonds

Notation de 15 pays d’Afrique Subsaharienne par Fitch en 2000 Déterminants des notations des produits structurés Les Produits Structurés Déterminants des notations du secteur corporate Déterminants des notations du secteur corporate -> L'analyse qualitative comprend :
La prise en compte de l'impact du risque souverain sur l'entreprise
L'analyse sectoriel
Le positionnement de l'entreprise sur son marché
La stratégie du management
L'étude de la politique comptable Les entreprises Depuis les origines, la notation des entreprises constitue le coeur de l'activité des agences

Les méthodes de notation "corporate" reposent sur une analyse quantitative et qualitative du risque de crédit des entreprises Mesure du risque intrinsèque Ce risque intrinsèque est ensuite mesuré sur des échelles de notation qui varient d'une agence à l'autre Évaluation de la solidité intrinsèque Réglementation tardive Aucune réglementation avant 1975
-SEC instaure statut NRSRO (nationally recognized statistical rating organizations) pour limiter les ratings

Seules les trois grandes agences obtiennent cet agrément Conflits d'intérêts Modèle émetteur-payeur -> manque d’objectivité ?
OICV (organisme international des commissions de valeurs) en 2003:
-Adopter des procédures internes écrites
-La note attribuée ne doit pas être affectée par une relations d’affaire
-Pas d’engagement dans des relations commerciales
-Gratification d’un analyste ne peut se faire selon les commissions que rapportent les émetteurs qu’ils note
-Aucun salarié d’une agence ne devrait participer aux discussions portant sur les commissions versées par un émetteur qu’il note
Crédibilité après la crise de 2008:
-Extrême complexité des produits structurés
-« Rating shopping » Taux de défaut moyens (Moody's) Impact des notations sur le cours des actions et des obligations Iankova et Pochon (2009) ont analysé les effets des changements de notes et des mises sous surveillance des trois agences sur le cours de Bourse des entreprises :
- Les modifications de notation sont plus ressenties à l'occasion des abaissements que lors des rehaussements
-Les abaissement et les mises sous surveillance négatives conduisent à une baisse du cours de Bourse lors de la séance suivante
- Un abaissement de la catégorie investissement à la catégorie spéculative a des effets plus significatifs qu'un rehaussement de la catégorie spéculative à la catégorie investissement Les accords de Bâle 1988, les premiers Accords de Bâle I établissent la mise en place du "Ratio Cooke".
En 2004, sont signés les Accords de Bâle II qui s'appuient sur :
- Une plus grande exigence de fonds propres (pilier 1)
- La mise en place d'une procédure de surveillance de la gestion des fonds propres (pilier 2)
- Une plus grande discipline du marché (pilier 3)

Depuis la crise financière de 2007, les Accords de Bâle III sont en discussion Notation de recouvrement Mode de rémunération-1970 Tirés des émetteurs
Passages clandestins
Default de paiement de Penn Central en 1970
Rassurer les investisseurs
Résultat Moody’s 1974 : 2,9 M$
Selon le barème 2009 de Standard & Poor's pour les États-Unis par exemple, une entreprise doit verser au minimum 70 000 dollars au début du processus de notation, puis un abonnement de «surveillance» atteignant environ la moitié de cette somme initiale. Chaque fois qu'elle émet de la dette sur les marchés, elle s'acquitte alors en plus d'une commission de 0,045 % de la transaction. 90 % du chiffre d'affaires des agences de notation provient des entités notées. Carte du monde selon S&P Les échelles attribuent une lettre à un certain niveau de risque de défaut d'un émetteur ou d'un titre

Constante évolution depuis leur mise en place au début du siècle

Depuis 1930 : uniformisation des échelles de notation d'un secteur à l'autre 2005 : Fitch met en place les notations de recouvrement, rapidement adoptées par les autres agences
Destinées aux entreprises et états notés B+ et en dessous, elle estime le taux de recouvrement de chaque titre en cas de défaut
Ces notes de recouvrement conditionnent le note en échelle globale La perspective de notation ("outlook") : indique l'évolution du rating à un horizon d'un à deux ans. Elle peut être positive, négative ou neutre.
La mise sous surveillance ("watchlist"): signale aux investisseurs une forte probabilité de changement de notation à très court terme (2à 4 mois) Notes sur échelles nationales : appréciations de la qualité de crédit relative des émetteurs et des titres de dettes dans un pays donné. Elles répondent à la demande des investisseurs qui considéraient que la notation globale ne permettait plus de différencier la solvabilité des émetteurs d'un même pays Jusqu'au début des années 1970 -> notes non sollicitées
Cette notation a été abandonnée pour deux raisons :
-Progrès techniques de la photocopie menaçaient la vente des manuelles de notation
-La récession américaine de 1970 a accru le nombre de faillite d'entreprises -> sollicitation des agences par les entreprises qui avaient des difficultés pour émettre sur les marchés de capitaux Les notes attribués aux émetteurs de dettes leur permettent :

- D'accéder plus facilement aux marchés de capitaux

- D'accroître leur notoriété

- De se distinguer de leurs concurrents sur le marché Processus de notation L'agence désigne un Analyst Leader, chargé de réunir des informations sur l'émetteur pour mesurer son risque de crédit

L'Analyst Leader réuni ensuite un comité de notation, qui procède à un vote aboutissant à l'attribution d'une note

Une fois la note officialisée, l'Analyst Leader suit l'évolution économique de l'émetteur qu'il supervise

Théoriquement, le montant des commissions que l'émetteur verse à l'agence est indépendant du processus de notation -> L'analyse quantitative repose sur trois piliers :
La mesure de la croissance et de le rentabilité de l'entreprise
La capacité de l'entreprise à dégager des flux d'exploitation et d'investissement
La flexibilité financière Les produits structurés sont le fruit de la titrisation
Principaux types de titres négociables :
-Les ABS (Asset-Backed Securities) adossés à des actifs tels que les prêts étudiants ou les prêts à la consommation
-Les RMBS (Residential Mortgage-Backed Securities) basés sur des crédits hypothécaires résidentiel
-Les CMBS (Commercial Mortgage-Backed Securities) sont basés sur des crédits hypothécaires commerciaux
Ces titres sont ensuite structurés avant d'être émis sur les marchés Les deux principaux risques pris en compte par les agences pour la notation des produits structurés sont :

- Le risque de crédit

- Le risque de structure Les agences évaluent le risque de crédit bancaire qui dépend :

De la solidité intrinsèque de la banque

Du soutien institutionnel qu'elle est susceptible d'obtenir en cas de besoin La solidité intrinsèque des établissements est évalué par :
La qualité de la franchise
Le cadre réglementaire
Différents ratios financiers permettant d'évaluer les niveaux de rentabilité et de liquidité de l'établissement
Full transcript