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Sénèque, De Vita beata, 8

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by

stephanie tobbal

on 13 November 2012

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Transcript of Sénèque, De Vita beata, 8

Sénèque, De Vita beata, 8 "Il convient de suivre la nature" II ) Le bonheur stoïcien III ) Les moyens pour parvenir au bonheur stoïcien A - Les qualités naturelles doivent être mises au service de l'esprit B - La maîtrise de soi B - La nature comme guide de l'homme A - Une définition du bonheur stoïcien : un bonheur naturaliste A - Une différence entre les deux doctrines qui porte sur le plaisir B - Incohérence de la doctrine épicurienne quant au bonheur I ) Critique de la doctrine épicurienne A1) Plaisir pas étranger à la philosophie stoïcienne : champ lexical du plaisir. ‘voluptas’ est employé deux fois au nominatif l. 1 et 5 (la seconde fois en position forte : dernier mot de la phrase) ; l’idée de bonheur est aussi reprise par ‘beate vivere’ l.7, ‘delectant’ l.3 et l’adjectif au superlatif ‘jucundissimam’ l. 4.
A2) Sénèque accepte le plaisir mais le trouve excessif chez les épicuriens. A une vie ‘jucundissimam’ (il se sert de l’hyperbole provoquée par le superlatif pour critiquer la conception du bonheur épicurien – recherche exclusive du plaisir) il préfère une vie ‘optimam’ l. 3, se pliant par là au mos majorum, aux prescriptions des ‘veteres’, des Anciens (=argument d’autorité). Ainsi l’épicurisme apparaît comme en opposition avec le mos majorum.
A3) L’opposition entre les deux conceptions du bonheur est renforcée par la construction binaire et le système comparatif: ‘optimam sequi vitam, non jucundissimam’ l.3-4.
Le plaisir n'est qu'une conséquence de la vie la meilleure. B1) Paradoxe du plaisir épicurien : le plaisir est indifféremment présent (‘inest’ l.1) chez les mauvais et chez les bons. Parallélisme de construction, système comparatif : ‘tam bonis quam malis’ l.1. Aucune distinction morale. Le parallélisme moralement inacceptable pour Sénèque continue dans la suite de la phrase : ‘nec minus… quam…(l.2-3), parallèle établi entre les ‘turpes’, les hommes infâmes, et les ‘honestos’, les hommes honorables.
B2) La forme du dialogue fictif aide à relever mettre en valeur ce paradoxe : la 1ère phrase est une question rhétorique (vivacité), impression que Sénèque reprend naïvement (fausse naïveté, bien sûr) les paroles de qqn qui voudrait comprendre l’apparente contradiction de la doctrine épicurienne.
B3) L’opposition entre les deux conceptions du bonheur est résumée par la phrase : ‘rectae ac bonae voluntatis non dux sed comes sit voluptas’ l. 4-5. Pour les épicuriens, la ‘voluptas’ est un but à atteindre qui nous guide (‘dux’). A1) Importance du lien logique ‘ergo’ (conséquence).
A2) Une conception naturaliste du bonheur : ‘idem est ergo beate vivere et secundum naturam’ : construction binaire qui place identifie le bonheur (‘beate vivere’) à une vie conforme à la nature (‘et secundum naturam’). Identité renforcée par le pronom ‘idem’ placé en position forte (initiale) dans la phrase.
A3) Chacun doit occuper la place que la fortune lui assigne. L’homme bon respecte la nature car la nature est la raison et la vérité, elle est le monde, elle est dieu. Le bonheur n’est donc pas matériel, c’est un bien de l’âme. Sénèque lie d’ailleurs la nature et la raison dans la même phrase. ‘Hanc ratio observat, hanc consulit’ avec des verbes d’action intellectuelle (observer, examiner). Nature et raison sont donc intrinsèquement liées. B1) Allégorie de la nature : ‘natura’ l.5 en position initiale dans la phrase, sujet de ‘utendum est’. La nature est un guide (épithète ‘duce’ l. 6), reprise pronominale : le démonstratif ‘hanc’ en anaphore (l.6).
B2) Sénèque refuse la qualité de ‘dux’ à la voluptas pour l’accorder à la ‘natura’ (‘non dux’ l.5/ ‘duce’ l.6). C’est la nature qui doit nous guider et non le plaisir.
B3) Pour parvenir au parfait contentement de l’esprit il convient de suivre la nature (utendum est : ) Elle seule nous indique ce qui est bon, il ne faut pas mépriser ses besoins. Cet ordre naturel est d’ailleurs limite (les qualités de la nature sont ‘data in diem et fugacia’), la vie est soumise au temps mais l’homme doit accepter cela sans crainte (‘inpavide’ l.9). Cette idée sur la brièveté du temps, Sénèque la développera plus tard dans le De Vita brevis. A. 1.La ‘voluptas’ épicurienne est remplacée par la ‘voluntas’ stoïcienne : jeu de paronomase entre plaisir et volonté. ‘Voluntas’ et ‘ratio’ sont les maîtres-mots du bonheur stoïcien.
A2) Tout est subordonné a la raison : ‘corporis dotes’ l.8, ‘apta naturae’ l.9, ‘corpori grata et adventicia’ l.12 et non le contraire. Pour faire comprendre cela, Sénèque emploie la métaphore des troupes de renfort militaire (‘castris auxilia et armaturae leves’ l.13). Toutes ces qualités naturelles sont des outils pour parvenir au bonheur : ‘utilia sunt’. Ce sont des outils pour l’esprit (‘menti’ au datif, l. 14).
A3) La tonalité didactique met en valeur le travail de l’esprit : Sénèque emploie de nombreux liens logiques pour clarifier sa pensée, le plus souvent liens logiques de conséquence (‘ideoque’ l.3, ‘enim’ l.6, ‘ergo’ l.7, ‘ita demum’ l.14. Sénèque met à jour, révèle (‘aperiam’ l. 8) le bonheur stoïcien au lecteur par la ‘ratio’ et l’utilisation du ‘mens’. B1) L’homme ne doit pas se laisser corrompre par ce qui est extérieur à lui : ‘aliena’ l.11, ‘adventicia’ l .12, ou encore le sens d’ ‘auxilia’ l.13 (les troupes auxiliaires dans l’armée étaient en effet des troupes recrutées parmi des étrangers à l’empire romain). Le bonheur stoïcien consiste donc à rester avant tout maître de soi et de ses opinions quelles que soient les circonstances.
B2) Pour mettre en valeur cette maîtrise de soi, utilisation du champ lexical de l’esclavage et de l’obéissance : ‘non subierimus, ‘eorum servitutem’ l. 10-11, ‘serviant’ l.13. + ‘nos’ COD du verbe ‘possederint’ l.11.
B3) Le ‘bonus vir’ ou sage stoïcien doit accomplir une série de devoirs pour atteindre cet état. Ces devoirs sont évoqués par Sénèque sous forme de recommandations présentées à travers une suite de 3 subordonnées conditionnelles à l’indicatif futur (‘conservabimus’ l.9) ou futur antérieur (‘subierimus’ l.10 et ‘fuerint’ l.12) (fait réel au futur : hypothèses réalisables). Le "bonus vir" doit refuser d’être l’esclave de son corps, ne pas chercher en 1er le plaisir et ne doit pas oublier que ses qualités naturelles sont éphémères. Jeu sur les temps des verbes : les subordonnées sont à l’indicatif futur ou futur antérieur mais le but est présenté au présent (‘sunt’ l.14) ce qui semble montrer que les fruits de cette attitude sont immédiatement perceptibles. Problématique : Comment Sénèque définit-il le bonheur stoïcien? Transition : En rejetant la conception épicurienne du bonheur fondé sur la recherche du plaisir, Sénèque produit sa propre définition du bonheur. Transition : Le bonheur stoïcien n'est donc pas accessible sans un travail continu de la raison.
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