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AT et urbanisme : la ville

Géo M2-CG3
by

Pascal Froidevaux

on 26 August 2014

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Transcript of AT et urbanisme : la ville

Aménagement du territoire et urbanisme : la ville
1. Qu'est-ce qu'une ville ?
2. Les fonctions d'une ville
3. Analyse d'une ville à travers son plan
4. La ville : site et situation
5. La ville : un amalgame de problèmes
Pour définir la ville, nous sommes face à un problème de définition.
Le critère le plus simple et le plus précis pour définir une ville semble être le
nombre d'habitants
.
En fonction de la population, on passe du petit au gros village (le bourg), puis à la ville.
Mais où se situe la limite ? à partir de combien d'habitants peut-on parler d'une ville ?
Sur ce point, les statistiques des nations ne s'accordent pas :
Nombre d'habitants pour parler d'une ville :
- en Suisse :

- au Cananda :

- au Japon :
10'000
1'000
30'000
Quelques localités, beaucoup plus petites, ont cependant le statut de ville. Exemples ?
Rue,
plus petite ville de Suisse (moins de 500 habitants,
Oron-la-Ville
,
Montagny-la-Ville
,
Orbe
,
Romont
...
http://www.rue.ch/
La raison de ce titre attribué de "ville" à des si petites entités est à chercher du côté historique.
Aujourd'hui, les urbanistes privilégient d'autres critères de différenciation.
Ils tiennent compte de la répartition des
activités
pour distinguer un centre urbain d'un village.
Le centre urbain se caractérise par la prépondérance des secteurs secondaire et tertiaire, le village par celui du primaire.
D'autre part, une ville regroupe un certain nombre de
fonctions
économiques, politiques et culturelles.
Leur répartition, tant quantitative que qualitative, permet en plus d'établir une "hiérarchie".
Les différences phases de croissance d'une ville apparaissent souvent dans leur plan.
Chaque époque superpose sa marque aux anciennes.
Jusqu'au XIXe siècle, les villes ne subissent que très peu de variations de population.
Elles sont de petite taille, confinées à l'intérieur de limites naturelles ou artificielles afin de se protéger.
La naissance des grandes industries, au XIXe siècle, marque le début de l'expansion des villes.
Les centres de production se concentrent.
Autour d'eux se regroupe la main-d'oeuvre, libérée par un secteur primaire qui se mécanise.
La ville-usine est née.
Cette concentration favorise le développement de nouvelles activités (de plus en plus tertiaires), qui, elles-mêmes, vont en engendrer d'autres...
Dans l'enchaînement, les communes environnantes bénéficient de ce développement de l'économie pour croître à leur tour.
Le processus d'urbanisation est enclenché.
Peu à peu, les zones de croissance de la ville engloutissent les communes voisines, pour former une
agglomération.
Celle-ci est aujourd'hui totalement liée à la ville elle-même, d'où les expressions comme le "Grand Londres" ou "agglomération parisienne".
Dans certaines régions, cette extension peut se poursuivre encore.
On parle alors de
mégapole
ou
mégalopole
: de vastes réseaux urbains pouvant s'étirer sur des centaines de kilomètres et qui contiennent plusieurs villes de plus d'un million d'habitants.
On en rencontre au Japon, aux Etats-Unis, en Allemagne (dans la Ruhr).
Certains urbanistes en situent une qui s'étend de l'Angleterre au nord de l'Italie (englobant donc la Suisse), qu'ils baptisent "Banane bleue".
Lorsqu'on observe une mégapole à petite échelle (carte mondiale), on pourrait croire que tout son espace n'est qu'une gigantesque ville.
En réalité, une carte régionale à grande échelle permet de vérifier que de nombreux espaces verts, agricoles, entourent des zones urbaines.
Ils représentent un exemple-type de
rurbanisation.
La croissance urbaine peut être extrêmement rapide et échapper à tout contrôle.
C'est notamment le cas des villes "PVD", dans lesquelles règne une anarchie totale.
Plus de 1'000 personnes viennent, chaque jour, gonfler les chiffres à Mexico ou au Caire.
Des villes qui, évidemment, n'ont pas les infrastructures pour les accueillir.
Face aux problèmes posés la croissance démesurée des grandes villes, les urbanistes, responsables de la planification, ont établi des programmes dictant des modèles à suivre.
De plus en plus, ces programmes s'étendent à des régions entières (Pays-Bas, Île-de-France).
Les principales préoccupation des urbanistes sont :
1. Maintenir ou créer des espaces verts.
Les précurseurs dans ce domaine sont les Anglais, avec l'aménagement de la "ceinture verte" de Londres.
D'autres villes, comme Paris ou Moscou, s'en sont inspirées.
Ces "poumons" revêtent une importance particulière, surtout depuis l'explosion de l'utilisation des voitures à essence.
2. Adapter les infrastructures aux conditions nouvelles de circulation, aux besoins croissants d'approvisionnement et d'évacuation.
3. Rénover les quartiers anciens situés le plus souvent au centre, dont les infrastructures ne répondent plus aux exigences d'une ville plus grande.
4. Prévoir l'arrivée de nouveaux habitants dans les meilleures conditions.
Nous parlerons ici de 3 fonctions principales des villes :
1. Les fonctions d'habitation
2. Les fonctions de production
3. Les fonctions de services.
Le premier rôle dévolu à une ville est de loger une population nombreuse.
Selon le mode de vie des habitants, cette fonction de logement prend les aspects les plus variés.
De grandes différences apparaissent d'une cité à l'autre, mais plus encore entre les quartiers d'une même ville.
Cette diversité permet de déterminer 3 types d'habitat : l'habitat élémentaire, le type rural et le type citadin.
L'habitat élémentaire se rencontre dans la plupart des villes des pays du Sud.
Il est caractérisé par des constructions
anarchiques,
faites avec des matériaux de récupération.
Connu sous le terme général de
bidonville,
il est appelé aussi
favella
au Brésil,
ranchito
ou
barriada
en Amérique latine,
slum
aux Etats-Unis et en Inde ou
bustee
à Calcutta.
Rio
http://blogs.afp.com/makingof/?post/2012/10/26/La-%C2%AB-pacification-%C2%BB-des-favelas-de-Rio
http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.ch/2011/07/architecture-et-bidonville-humanisme-et.html
Caracas
Mumbai
http://www.telerama.fr/monde/le-bidonville-qui-vaut-de-l-or,63718.php
Manille
Nairobi
http://www.6climats6habitats.com/bidonvilles.htm
L'
absence d'infrastructures
de base (approvisionnement en eau, égouts...) rend la vie très difficile.
Le
manque d'hygiène
entretient les dangers d'épidémies.
A ces difficultés s'ajoutent la
forte concentration humaine
, l'insécurité, la criminalité, le souci de trouver quotidiennement de quoi se nourrir...
L'habitat rural caractérise de nombreuses villes africaines, qui ont littéralement "englouti" des portions entières de campagne.
Des quartiers entiers ont conservé un caractère rural, et constituent ainsi des
enclaves villageoises à l'intérieur d'un espace urbain
.
L'habitat citadin laisse apparaître une grande diversité entre le
centre
et les
banlieues
.
Les centres-villes subissent des modifications radicales, voyant ainsi progressivement disparaître leur fonction de logement au profit des bureaux et commerces.
Seuls quelques îlots de vieux bâtiments échappent encore à ces transformations.
Ces îlots abritent une population qui doit accepter les inconvénients du bruit, de la circulation, de la pollution...
Par conséquent, ce sont souvent des immigrés ou des démunis faisant de ces quartiers de véritables ghettos de misère (le Bronx à New York ou Clichy à Paris)
Cependant, ces dernières années, ces ghettos tendent à disparaître, remplacés par des quartiers remis en valeur grâce à l'argent de classes supérieures qui les transforment en "quartier tendance". Ex : Harlem à New York.
http://ghetto-du-monde.skyrock.com/5.html
Certaines villes aménagent par contre de véritables quartiers de luxe à proximité des centres, alors souvent interdits à la circulation.
Ces quartiers sont réservés, bien sûr, à une population aisée.
Les banlieues des grandes villes voient se côtoyer deux types d'urbanisme que tout oppose :
- un habitat
concentré
: d'immenses immeubles contenant des centaines d'appartement.
N'ayant qu'une fonction de logement, ces quartiers sont souvent baptisés "cités-dortoirs".
En France, d'immenses cités ont été bâties, dès les années 1950, pour loger les populations laborieuses et immigrées.
Ces concentrations de
HLM
ont donné naissance à des générations de gens défavorisés, sans avenir économique réellement envisageable.
- Les
quartiers de villas
nécessitent beaucoup plus d'espace au sol.
Ils sont parfois formés d'un essaim de maisons bon marché, toutes identiques, fabriquées rapidement.
Dans le cas de certaines villes américaines, ils sont même entourés d'une
enceinte de protection
(avec un portail d'entrée surveillé par des gardes armés), afin d'assurer la quiétude et la sécurité des habitants...
Habitat rural au centre de
Madurai,
Inde
Les "galettes" séchant sur les toits sont des mélanges de bouse de vache et de paille, seul combustible de la population pauvre.
Environ 1 million d'habitants y vivent.
http://designtaxi.com/news/33002/Suburbs-Residential-Crop-Circles/
Nous parlerons ici de 3 fonctions principales des villes :
1. Les fonctions d'habitation
2. Les fonctions de production
3. Les fonctions de services.
Le principal pouvoir d'attraction d'une ville est lié aux
emplois
qu'elle fournit.
Les productions, artisanales ou industrielles, ont attiré une importante main-d'oeuvre, d'où la croissance urbaine.
Les productions artisanales étaient plus nombreuses par le passé.
Les noms des rues de nos cités témoignent des anciennes corporations dans lesquelles étaient regroupés les artisans : rue des Forgerons, rue des Tisserands...
Cette répartition par quartier ou par rues se rencontre encore très fréquemment dans les pays du Sud : souks des villes arabes, castes de tisserands en Inde...
Par contre, dans les pays industrialisés, l'artisanat est en diminution et prend un autre visage.
Les ateliers sont dispersés dans les quartiers souvent anciens alors qu'ailleurs, des zones artisanales regroupent une panoplie de spécialistes de toutes professions.
Les villes minières sont légions dans les contrées possédant des matières premières.
L'essor de la Ruhr en Allemagne, du Nord de la France, du centre de l'Angleterre, est lié à la présence de charbon.
Ville minière de la Ruhr, avec ses hauts fourneaux et ses fumées grises.
Quartier industriel chimique de Bâle (Schweizerhalle).
Nous parlerons ici de 3 fonctions principales des villes :
1. Les fonctions d'habitation
2. Les fonctions de production
3. Les fonctions de services.
Le secteur
tertiaire
est le plus représentatif des fonctions urbaine.
Bien qu'en règle générale les grandes villes regroupent tout l'éventail des activités de services, il est fréquent que l'une d'entre elles prédomine.
Les capitales ont un rôle
administratif et politique
(Canberra, Washington, Ankara...). Quelques-unes ont même été créées à cet effet (Brasilia, New Dehli).
Certaines villes
universitaires
ont une renommée internationale (Harvard, Cambridge, Fribourg...)
Les villes
historiques, culturelle, artistiques
s'activent à conserver les vestiges anciens et à enrichir leurs musées (Florence, Amsterdam, Bruges, Rome...)
Les villes
religieuses
représentent des lieux sacrés dans lesquels se succèdent les pèlerinages (La Mecque, Bénarès, Lourdes...). Il y règne un juteux commerce qui tire profit de la ferveur des gens...
Les villes
touristiques
se développent autour d'atouts culturels, historiques, climatiques (Barcelone).
D'autres spécialisations encore peuvent caractériser une ville :
loisirs, cures, activités militaires
...
Exemples ?
Bénarès, Inde.
Rome, Italie.
Washington DC
Brasilia, Brésil.
Zermatt, Suisse.
Chaque ville possède une identité et une histoire particulière.
Chacune est influencée par son site, par la situation politique et économique de sa région, par les hommes qui l'habitent.
D'une ville, on peut tracer la silhouette, analyser l'architecture, mais aussi étudier son histoire à travers son plan.
Celui-ci est en constante mutation, chaque époque ajoutant sa propre empreinte à celle des précédentes.
Pour des raisons historiques, économiques et parfois culturelles, on observe toutefois des similitudes entre les plans de certaines villes, ce qui permet de les regrouper en
3 grands types
:
1. Les villes européennes. :
Les phases de croissance successives montrent souvent une
structure en couronne
.
Des axes de développement privilégiés sont parfois visibles le long des voies de communication ou en fonction du site (bord de lac, vallée...)
a) le
centre-ville
comprend généralement deux parties :
La
vieille ville
, vestige historique protégé.
Les bâtiments sont serrés, les ruelles étroites et sinueuses, le trafic découragé.
On y reconnaît parfois les limites originelles formées par des murailles ou la courbe d'un méandre.
Dans certains pays, dont la Suisse, la rénovation des logement obéit à des lois strictes de conservation du patrimoine et débouche souvent sur un habitat de luxe.
Ailleurs, à défaut de moyens suffisants, les autorités laissent les centres d'agglomérations se dégrader et se "taudifier".
Le
centre des affaires
, où les anciennes constructions ont presque disparu pour laisser place à des édifices modernes et fonctionnels.
C'est devenu le quartier des affaires, de l'administration et des services.
Les voies de communication sont réaménagées à grands frais.
Les prix exorbitants des terrains obligent à construire en hauteur et en profondeur.
Une véritable vie de taupe s'organise alors avec l'avènement de lignes de métro, de routes, de passages pour piétons et de centres commerciaux souterrains.
b) les faubourgs :
Ils entourent les centres et datent de l'époque des révolutions industrielles de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
La création d'usines à proximité des centres a attiré une importante main-d'oeuvre.
Dans un premier temps, les logements furent construits dans les environs immédiats du lieu de travail ou des lignes de chemin de fer.
Mais avec l'arrivée de l'automobile, ces zones résidentielles se sont étendues.
Les quartiers des faubourgs dévoilent aujourd'hui encore la monotonie de leurs constructions, maisons contiguës disposées en rangées parallèles, blocs locatifs formant un réseau de rues où ne règne que l'angle droit...
Aujourd'hui, l'aspect vieillot de ces quartiers, comme ceux du centre non rénové, abrite la population la plus démunie, qui se regroupe par affinités ou par nationalité.
Se forment alors de véritables "villes dans la ville", comme les quartiers indiens à Londres, maghrébins et noirs à Paris.
Les usines, qui avaient servi de moteur à l'implantation humaine des faubourgs, sont progressivement désaffectées, puis détruites ou transformées (locaux culturels, salles de concert...).
De nouvelles "zones industrielles" s'installent dans la périphérie.
c) les banlieues :
Elles forment un
espace hétérogène
où se côtoient d'anciens noyaux villageois engloutis par l'agglomération, des "villes nouvelles" créées de toutes pièces, des amas de blocs-locatifs-dortoirs comportant des milliers d'appartements, des constellations de villas, des zones industrielles et artisanales, des espaces de détente et de sports et des espaces verts.
Cette couronne externe ne cesse de s'étendre sur la campagne environnante, affectant particulièrement un anneau situé, pour une ville de grandeur moyenne, entre 15 et 30 minutes de son centre.
Ainsi, à une croissance plus ou moins concentrique des villes européennes se superpose une organisation en nombreux noyaux ou îlots pouvant présenter, entre eux, des aspects très contrastés.
2. Les villes américaines.
La ville du Nouveau-Monde se caractérise par son
absence d'histoire ancienne
et par la
structure géométrique
de son plan.
a) le centre ("downtown")
Il est dominé par des gratte-ciel de plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Sa vocation est d'abriter d'innombrables bureaux.
Il est aisément accessibles grâce à un réseau de voies de communication adapté.
Cette ville est construite pour l'automobile, indispensable au citadin américain.
Les anciens quartiers situés à proximité du centre sont souvent délabrés et occupés par une population miséreuse (ghettos de Harlem ou du Bronx à New-York, quartiers portoricains à Miami ou mexicains à LA).
Certaines communautés ont créé des "enclaves" à l'intérieur des agglomérations, dont les plus célèbres sont les "Chinatown" à New-York et San Francisco.
b) les banlieues
Elles s'étendent à perte de vue dans la campagne environnante, dont elles dévorent l'espace à un rythme effréné.
Ici, très peu de tours locatives, mais une
multitude de maisons individuelles
.
La croissance vertigineuse des villes américaines a donné naissance au concept de villes-champignons.
3. Les villes des pays du Sud.
Le terme de "ville-champignon" s'adapte plus parfaitement encore aux villes des PVD, caractérisées par une croissance échappant à tout contrôle.
C'est le domaine de l'arnarchie.
La situation se dégrade encore par l'arrivée massive de migrants de l'exode rural.
Si les centres sont construits sur on modèle colonial ou américain, la périphérie voie s'entremêler des industries polluantes et des quartiers "indigènes" à l'aspect plus rural qu'urbain.
Les bidonvilles abritent un proportion de plus en plus importante des citadins.
Entre un et deux tiers des habitants des grandes villes vivent dans ce type de quartiers.
Ils sont souvent situés dans les endroits les moins favorables, délaissés par la croissance économique.
Leur répartition géographique varie quotidiennement : certains bidonvilles, détruits par les autorités, renaissent subitement ailleurs, alors que de nouveaux taudis viennent constamment s'ajouter aux anciens.
4. Les villes artificielles
Quelques villes ne ressemblent pas au trois modèles énoncés précédemment.
Il s'agit de cités construites en quelques années, sur des terrains vierges auparavant inhabités.
Brasilia est ainsi sortie du néant en 1960 : elle symbolise le développement du "far-west" brésilien.
Chandigarh, au nord de l'Inde, fut créée de toutes pièces en 1951, sous la direction de l'architecte suisse Le Corbusier, afin de donner une capitale à l'Etat indien du Pendjab.
Une conception extrêmement
fonctionnelle
est la caractéristique essentielle de ces nouvelles-villes.
Leurs plans géométriques témoignent d'une planification à outrance, n'ayant pas permis la création d'une "'âme", telle qu'on la rencontre dans les villes qui ont franchi les siècles.
La "froideur", voire l'absence de vie sociale en est probablement l'une des conséquences.
De plus, ces villes sont déjà submergées par le nombre d'habitants dépassant largement les prévisions faites au moment de leur construction !
Quels éléments ont contribué à l'implantation d'une ville ?
Pourquoi certaines d'entre elles se sont fortement développées, alors que d'autres sont restées modestes ?
Si l'histoire et le "hasard" ont joué un certain rôle, les facteurs les plus importants sont le
site
et la
situation
dans la région.
Le site représente l'
ensemble des particularités d'un lieu
.
Dans tous les cas d'implantation des villes, la présence d'
eau
et les possibilités d'
approvisionnement
sont essentielles.
Les autres facteurs sont :
L'hydrologie
: tronçons de rivières plus étroits permettant la construction de ponts, aspects défensifs d'un méandre, possibilités d'aménager un port, présence d'eau souterraine, bord de lac ou de mer...
Le
relief et la géologie locale
: orientation des versants, aspects défensifs des promontoirs, stabilité du terrain, présence de matériaux de construction à proximité.
La
richesse du sous-sol
.
Le
climat
(étroitement lié au relief) : ensoleillement, pluviosité, dangers d'avalanches. Ce facteur explique la présence de nombreuses villes d'altitude dans la zone tropicale.
Les
aspects tactiques
: confluence de cours d'eau, accès à la mer, contrôle de l'entrée d'une vallée...
L'importance des éléments liés au site a fortement évolué au cours de l'histoire.
Au Moyen-Âge, les collines et les méandres, plus facile à défendre, furent des lieux privilégiés.
Dès la fin du XIXe siècle, l'intérêt se porte sur les régions planes, propices à l'essor du chemin de fer.
Aujourd'hui, l'homme s'est doté des moyens techniques qui lui permettent de se jouer des contraintes locales et de modifier le site à sa guise.
Il rase les collines, canalise et détourne les cours d'eau, remblaie les bords de mer pour créer des terrains nouveaux.
La
situation de la ville à l'intérieur de sa région
est un élément-clé de son essor.
Certaines villes doivent leur développement à leur
position centrale
dans le pays (exemple : Madrid).
D'autres sont situées dans une
zone de liaison
entre deux milieux contrastés comme océan-continent (ports), montagne-plaine, zone habitée-désert, ou deux aires culturelles différentes (Strasbourg, Istanbul...).
D'autres, encore, ont fleuri sur le tracé de
grands axes de communication
(route de la soie...).
L'influence d'une ville sur sa région dépend aussi de la
position hiérarchique
qu'elle occupe par rapport aux autres villes.
Plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour établir cette hiérarchie :
- Le nombre d'habitants;
- l'éventail des fonctions et services;
- l'importance politique;
- le rayonnement économique;
Chacun de ces critères peut être privilégié dans la classification, d'où plusieurs hiérarchies possibles.
Aujourd'hui, l'influence économique et financière est indéniablement l'élément dominant dans la position d'une ville, aussi bien dans sa région que dans le monde.
De plus, la capitale d'un pays centralisé exerce une grande influence, dans tous les domaines, sur l'ensemble de l'espace national (Paris, Tokyo...).
Au contraire, les capitales des Etats-Unis, de l'Australie ou de la Suisse délèguent une partie de leurs pouvoirs à des capitales régionales.
Voici une hiérarchie possible des villes européennes :
L'exemple de hiérarchie entre villes mondiales se base sur l'importance économique et financière au niveau mondial.
Attention, comme dans toute classification, les limites entre catégories sont floues.
Les métropoles internationale de 1ère importance
:
Paris, Londres, Francfort, Milan, Zurich, Tokyo, New York, Toronto, Montréal, Los Angeles, Johannesburg, Hong Kong, Singapour, Mexico, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Sao Paulo...
Les métropoles régionales :
Lyon, Marseille, Turin, Genève, New Orleans, Atlanta, Mumbay, et des centaines d'autres...
Leur population dépasse souvent largement le million d'habitants. L'éventail des services offerts est complet, souvent de portée internationale.
Elles abritent les sièges des grandes sociétés multinationales et tiennent les commandes de l'économie mondiale.
Tout le marché financier de la planète est suspendu aux places boursières de New York, Tokyo, Londres ou Paris.
Sauf dans les PVD, où elles peuvent compter plusieurs millions, elles abritent généralement moins d'un million de personnes.
Elles possèdent une panoplie complète de services et ont parfois un fort rayonnement international dans certains domaines ou secteurs.
Les villes moyennes :
Elles ont une taille située entre 50'000 et un demi-million d'habitants. Leur zone d'influence s'étend sur une centaine de kilomètres.
En Suisse : Bâle, Berne, Lausanne, St-Gall, Lucerne, Bienne...
Les petites villes :
Elles ne rayonnent que localement, sur une cinquantaine de kilomètres.
Un classement des plus grandes villes du monde :
(vos pronostics d'abord ??)
http://www.populationdata.net/index2.php?option=palmares&rid=4&nom=grandes-villes
http://www.linternaute.com/actualite/savoir/06/peuples-heureux/carte.shtml
Une trop forte croissance urbaine engendre une augmentation des problèmes liés au fonctionnement de la ville.
A partir d'une certaine taille, les désavantage de la concentration dépassent les avantages.
Quand ce seuil critique est-il atteint ?
Quels sont les problèmes qui peuvent transformer une ville en "enfer urbain" ?
1. L'approvisionnement :
La ville ne produit que très peu de biens élémentaires nécessaires à la vie de ses résidents.
Elle dépend donc de l'extérieur pour se les procurer.
La première priorité est l'approvisionnement en nourriture.
Les quantités nécessaires à alimenter les habitants d'une agglomération comme Paris impressionnent.
Les réseaux de distribution qui se tissent sont complexes : une faille dans cette organisation (pour la France, une grève, au hasard...) et la situation peut dégénérer en pénuries.
Quelques chiffres sur le marché de Rungis (Paris) :
- Superficie : 232 hectares (2,32 km2)
- 1700 entreprises
- plus de 15'000 emplois
- 6'000 tonnes d'aliments vendus par jour
- 28'000 véhicules par jour
- 18 millions d'habitants desservis en Europe (12 en France)
- environ 50% de l'approvisionnement total de Paris.
Jusqu'au début des années 1970 : les Halles
http://www.ina.fr/video/CPF86625717
http://www.dailymotion.com/video/x89sz7_le-marche-de-rungis_news#.UXd0pSt5w78
Les habitants des PVD s'approvisionnent encore fréquemment dans des marchés traditionnels.
Dans nos régions, ils perdent de leur importance au profit des grandes surfaces situés en périphérie et disposant de parking gigantesques.
http://www.rts.ch/video/emissions/abe/2381645-abe-sur-le-marche-de-fribourg.html
L'alimentation en eau demande des infrastructures importantes et onéreuses.
Certaines agglomérations ont tissé des réseaux de captage jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde (plus de 500 plus Los Angeles).
L'approvisionnement en diverses ressources naturelles, ainsi que l'écoulement des productions industrielles et des services nécessitent des voies de communication bien adaptées.
Et ces transports s'ajoutent au trafic habituel de la ville...
2. La circulation
Les encombrements dus à la circulation automobile font partie des réalités quotidiennes des centres urbains.
Les urbanistes proposent diverses mesures pour éviter ces désagréments :
- la
décentralisation
des activités dans la périphérie permet de déplacer une bonne part du trafic hors des villes.
- la création d'un réseau
souterrain
(métro) ou
aérien
(monorail) diminue la circulation de surface.
- l'aménagement des centres prévoit des
voies de transit
rapide, qui s'ajoutent aux routes de contournement des villes (ceintures périphériques).
- la mise sur pied de mesures
incitatives
(parking en périphérie, transports publics performants, taxis, réseaux de vélos...) pour pousser un maximum de personnes à ne pas prendre leur voiture en ville...
- complétées par la mise sur pied de mesures
dissuasives
(durée de parking limitées, prix exhorbitants, entraves à la circulation, zones piétones...)
http://www.minutebuzz.com/culture--les-20-plus-belles-stations-de-metro-deurope-89983/
Le plus grand réseau de métro du monde est celui de Londres, avec plus de 270 stations pour 400 km de voies.
Le métro le plus fréquenté au monde est celui de Moscou : plus de 3 milliards de personnes transportées chaque année...
3. La pollution et les déchets.
Les quelques situation représentées dans l'image d'après illustrent quelques problèmes de pollution rencontrés dans les grandes agglomérations.
Des actions de plus en plus sévères sont entreprises à l'encontre des sources polluantes que constituent les usines, les chauffages et les véhicules à moteur.
L'augmentation des déchets engendrés aussi bien par la population que par les activités commerciales et industrielles pose le problème de leur élimination.
Le rejet pur et simple dans la nature et dans l'océan a atteint un seuil alarmant en de nombreux endroits, réveillant la conscience des autorités.
Ainsi, la plupart des villes des pays riches s'équipent aujourd'hui de coûteuses installation d'incinération des ordures.
Les eaux usées sont évacuées par un système d'égoûts vers des stations d'épuration, où elles sont traitées.
Le tri et le recyclage entrent peu à peu dans les habitudes.
Par contre, dans les PVD, les décharges gigantesques attirent de nombreux démunis, qui trouvent là quelques matériaux de récupération qu'ils pourront revendre.
http://videos.doctissimo.fr/environnement/pollution/probleme-dechets-perou-albina-ruiz-artisans-changement.html
http://alternatives.blog.lemonde.fr/2012/11/25/zero-waste-home-les-johnson-un-couple-deux-enfants-et-zero-dechet-depuis-trois-ans/
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