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Polyphonie et autorité narrative : enjeux et jeux d'écriture dans la littérature québécoise contemporaine

Polyphonie et autorité narrative : enjeux et jeux d'écriture dans la littérature québécoise contemporaine
by

Marc-Andre Marchand

on 22 March 2010

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Transcript of Polyphonie et autorité narrative : enjeux et jeux d'écriture dans la littérature québécoise contemporaine

Polyphonie et autorité narrative : enjeux et jeux d'écriture dans la littérature québécoise contemporaine
par Marc-André Marchand
Introduction
Transfictionnalité
Focalisation
Jeux des invraisemblances diégétiques et empiriques
Mutations et hybridations génériques
1999, de Pierre Yergeau
Qui sont-ils ?
Roger Magini (Monaco 1945)
Gaétan Soucy (Montréal, 1958)
Pierre Yergeau (Bourlamaque (Abitibi), 1957)
Roger Magini
Né à Monaco en 1945;
Arrivé au Québec en 1967;
Poursuit depuis 1973 une oeuvre qualifiée d’inclassable;
Style et thèmes plongés au coeur même des ténèbres de l’âme humaine;
«[O]euvre essentiellement baroque, protéiforme, brillante par surcroît [...]. C'est terriblement intelligent [...]. Personne n'écrit comme M. Magini » (Réginald Martel, «Avec autant de fureur que de ferveur» dans La Presse, 7 décembre 1995, p. B4).
Fasciné par la culture des anciens Mexicains;
15 oeuvres à son actif;
"Revoir Nevers" (2006), "Quenamican" (2005), "Styx" (2000), "Entre corneilles et Indiens" (1972).
Source: Centre de documentation virtuel sur la littérature québécoise, L'île. L'infocentre littéraire des écrivains québécois [en ligne], http://www.litterature.org/recherche/ecrivains/magini-roger-882/
Gaétan Soucy
Né à Montréal en 1958;
Influencé par Kant (mémoire sur la théorie transcendantale des sciences);
Fasciné par la culture japonaise;
"Music-Hall!" (2002), "La petite fille qui aimait trop les allumettes" (1998), "L'acquittement" (1997), "L'Immaculée Conception" (1994).
Source: François Rochon, «Soucy, Gaétan», dans Historica-Dominion. L'Encyclopédie canadienne [en ligne], http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0009521
Né à Bourlamaque (Abitibi) en 1957;
Pas encore décédé;
Baccalauréat en allemand et en italien;
Influencé par l'écrivain argentin Borges;
Oeuvre protéiforme composée de huit romans, deux recueils de nouvelles et d'un essai.
Source: Josée Marcotte, «Pierre Yergeau», dans auteurs.contemporain.info [en ligne], http://auteurs.contemporain.info/pierre-yergeau/
Pierre Yergeau
Richard Saint-Gelais, « La fiction à travers l'intertexte : pour une théorie de la transfictionnalité », dans René Audet et Alexandre Gefen (sous la dir. de), Frontières de la fiction, Québec/Bordeaux, Nota bene/Presses universitaires de Bordeaux, 2001.
Référence
1) la frontière ontologique;
2) le cadre pragmatique;
3) la frontière textuelle.
Les trois frontières de la fiction
The Fabulous Las-Dédicace
« On ne prête habituellement que très peu attention à ces mots en italique déposés à l’aube des pages que nous voulons lire. Depuis la disparition du mécénat et la création des droits d’auteur, en 1793, les dédicaces se sont raccourcies et relèvent maintenant du privé. Elles ne nous concernent pas, règle générale, et ne révèlent d’ailleurs que rarement des vérités sur le texte. Ce ne sont plus des annonces ou les premières injonctions d’un protocole de lecture, mais, au contraire, les derniers soubresauts d’un travail d’écriture, quand le processus s’est mué en résultat sur le point d’être transmis. C’est la part intime d’une activité devenue officielle, mais une part intime reconnue comme telle. Les dédicaces sont un effet de signature. »

(Bertrand Gervais, « Les terres dévastées de Pierre Yergeau : 1999 et la théorie des sphères parallèles », dans Voix et images, vol. 32, no 1 (94), 2006, p. 120)
à Charles Hoffen
« Ce qui caractérise [la dédicace] est peut-être .

[...]

Ambiguïté, [c'est qu']on ne sait trop s'il fait partie de l'oeuvre ou s'il n'en est qu'un ornement indifférent.

[...]

La seconde de ces ambiguïtés porte moins sur son statut d'oeuvre ou de hors-d'oeuvre que sur le trouble qu'elle induit sur le destinataire de l'ouvrage.

[...]

Sa forme la plus ancienne est la "dédicace d'oeuvre", le plus souvent imprimée, qu'elle soit brève (mention du dédicataire) ou longue (épître dédicatoire), cette dernière ayant peu à peu, au cours de l'histoire, pris valeur de préface.

[...]

La deuxième forme de dédicace, plus récente, est la "dédicace d'exemplaire", l'envoi manuscrit ou ex-dono. Cette pratique, encore peu étudiée, sauf par les bibliophiles, s'est développée au XIXe et XXe siècles avec l'augmentation des tirages. »

(Gérald Farasse, « Dédicaces (colloque) », dans Fabula, actualiité de la recherche littéraire [en ligne], Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 / Université Laval, http://www.fabula.org/actualites/article27076.php)
l'ambiguïté
Les cycles romanesques de Yergeau
A) Cycle abitibien

1. Tu attends la neige, Léonard ? (1992, 1996);
2. L'écrivain public (1996, 1999);
3. La désertion (2001);
4. Les amours perdues (2004);
5. La Cité des Vents (2005).




B) Cycle ville-île

1. La complainte d'Alexis-le-trotteur (1993);
2. 1999 (1995);
3. Ballade sous la pluie (1997);
4. Du virtuel à la romance (1999);
5. Banlieue (2002).
La littérature québécoise de 1980 à nos jours;

La problématique retenue;

Prolégomènes théoriques;
o Aspects généraux;
o Autorité narrative et pacte de lecture;
o Codes de vraisemblances;
o Transfictionnalité;

La littérature comme art de création, et non comme art d'imitation
o Parallèle entre cubisme et recherche esthétique des nouveaux romanciers;

Pierre Yergeau (que mange-t-il pour écrire de cette manière ?);

Son œuvre (la digestion de l'auteur);

Les cycles romanesques de Yergeau;

Transfictionnalité chez Pierre Yergeau;

Problèmes d'autorité narrative;
o Focalisation;
o Jeux des invraisemblances diégétiques et empiriques;
o Mutations et hybridations génériques;

Deux autres figures marquantes de la littérature contemporaine québécoise;
o Gaétan Soucy;
o Roger Magini.
Pacte de lecture (captatio illusionis) et autorité narrative
« [l]’activité romanesque repose de fait sur un contrat tacite selon lequel la relation des faits est présentée de manière à ce que le lecteur adhère à l’histoire racontée »

(Frances Fortier et Andrée Mercier, « L’autorité narrative dans le roman contemporain. Exploitations et redéfinitions », dans Protée, vol. 34, nos 2-3, automne-hiver 2006, p. 139)
Pacte de lecture
1. Origine du terme « autorité »


Auctoritas « désignait le pouvoir de l'auctor, soit le fondateur et le détenteur d'une vérité, d'un bien ou d'un pouvoir ».

(Patrick Guay, Frances Fortier et Paul Aron, « Autorité », dans Paul Aron, Denis Saint-Jacques et Alain Viala (sous la dir. de), Dictionnaire du littéraire, Paris, Presses universitaires de France, 2002, p. 36)





2. Ce qu'est l'autorité d'un texte narratif


« [L]'autorité d'un texte est [donc] la confiance qu'on peut lui apporter ».

(Patrick Guay, Frances Fortier et Paul Aron, « Autorité », dans Paul Aron, Denis Saint-Jacques et Alain Viala (sous la dir. de), Dictionnaire du littéraire, Paris, Presses universitaires de France, 2002, p. 36)


a. elle peut être interactive;
b. elle peut être dynamique;
c. elle peut être inférentielle.






3. Bouleverser la norme de la littérature romanesque

L'histoire doit être racontée par un narrateur fiable dans un cadre formel conventionnel.
Autorité narrative
1. Protocole pragmatique

- Il a varié historiquement;
- Aujourd'hui: pactes de lecture minent volontairement l'illusion référentielle (ce qui fait que l'on adhère à l'histoire racontée);
- Succès: ce qui ne cadre pas dans la norme établie.

(Cécile Cavillac, « Vraisemblance pragmatique et autorité fictionnelle », dans Poétique, no 101, Février 1995, p. 23-46)
Codes de vraisemblance
« le « discours d’autorité ne découle pas, à strictement parler, du caractère véridique ou mensonger de la narration, mais de la nécessité de persuader[, le] récit [devant] être absolument cohérent pour ne pas laisser place au moindre doute »

(Fiona McIntosh, La vraisemblance narrative. Walter Scott, Barbey d’Aurevilly, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2002, p. 153)
Autorité passant par la cohérence
La vraisemblance empirique concerne la cohésion entre l'univers présenté et notre connaissance du monde empirique;
la vraisemblance diégétique porte sur la cohérence de l'intrigue;
la vraisemblance générique relève des codes génériques du roman;
la vraisemblance pragmatique se rapporte quant à elle aux circonstances de l'énonciation.


(Cécile Cavillac, « Vraisemblance pragmatique et autorité fictionnelle », art. cité, p. 24 et suiv.)
Les différents codes de vraisemblance
«[la transfictionnalité] doit être distinguée de l'intertextualité, dont elle constitue un cas particulier opérant selon des mécanismes et une économie propres. L'intertextualité repose sur des relations de texte à texte, que ce soit par citation, allusion, parodie ou pastiche. La transfictionnalité, elle, suppose la mise en relation de deux ou de plusieurs textes sur la base d'une communauté fictionnelle : constituent un ensemble transfictionnel, non pas les textes qui mentionnent un personnage comme Sherlock Holmes (notamment les travaux des logiciens, qui l'utilisent souvent comme exemple), mais bien les textes où Holmes figure et agit comme personnage»

(Richard Saint-Gelain, « La fiction à travers l'intertexte : pour une théorie de la transfictionnalité », p. 45)
Définition
Prolégomènes théoriques
« Plus qu'aucune autre, la communication littéraire se fonde sur une dissymétrie entre les positions de l'émetteur-scripteur [énonciateur] et du récepteur-lecteur [énonciataire]. En effet, à la différence de la communication orale quotidienne, la communication littéraire présente cette particularité d'être différée: il n'y a pas de feed-back, de réajustements automatiques, d'autorégulation. De ce fait, entre les intentions de l'émetteur-scripteur et les réactions du récepteur-lecteur, nombre de "pertes" (incompréhension, malentendu, quiproquo...) interviennent d'ordinaire, d'autant que l'émetteur-scripteur est le plus souvent absent: le texte littéraire est, comme l'a souligné Philippe Hamon, un "carrefour d'absences et de malentendus" (Hamon, 1977: 264). En d'autres termes, il est, de toutes les formes de communication, sans doute la plus improbable. Aussi l'émetteur-scripteur fournit-il toutes les informations nécessaires pour assurer une bonne transmission de ce qu'il veut dire et, pour cela, il s'appuie sur un savoir commun et fait des hypothèses sur ce que le récepteur-lecteur pourra construire à partir de son énoncé. Cette particularité des textes littéraires impose un "surcodage compensatoire" (ibid.).

C'est précisément le rôle des genres littéraires d'établir des conventions qui fondent des expectatives mutuelles, garantissent une certaine stabilité dans les échanges langagiers et assurent ainsi un contrôle plus strict du décodage du texte en réduisant son incertitude (S. Mailloux, 1982: 127-139).
On retrouve cette idée dans l'expression de "contrat" ou de "pacte" de lecture utilisée par Philippe Lejeune […] (Lejeune, 1975 : 311) ».


(Karl Canvat, « Genres et pragmatique de la lecture », dans Fabula, actualité de la recherche littéraire [en ligne], 2007, http://www.fabula.org/atelier.php?Genres_et_pragmatique_de_la_lecture, page consultée le 22 janvier 2010)
Conception pragmatique du roman
Parallèle entre cubisme et
recherche esthétique des
nouveaux romanciers québécois
Pablo Picasso
Pablo Diego Jose Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad martyr Clito Patricio Ruiz y Picasso
(25 octobre 1881 - 8 avril 1973)
Georges Braque
Georges Braque
(13 mai 1882 - 31 août 1963)
Juan Gris
José Victoriano Carmelo Carlos González-Pérez
(23 mars 1887 - 11 mai 1927)
Les Demoiselles d'Avignon (1907)
Pablo Picasso
Femme à la guitare (1913)
Georges Braque
Guitare face à la mer (1924)
Juan Gris
4.
5.
6.
3.1
3.2
3.3
4
1.
3.4
4
4
9.1
« justifier [s]a performance narrative au nom du principe que l’on ne peut rapporter que des choses que l’on a apprises, en un mot, assurer au récit une vraisemblance pragmatique, qui ne se confond ni avec la vraisemblance empirique des énoncés, ni avec leur vraisemblance diégétique. Alors que la deuxième porte sur la conformité à l’expérience commune, mesurée à l’aune de la raison et/ou de l’opinion, et la troisième sur la cohérence de la mise en intrigue, la première concerne la fictivité de l’acte de narration : mode d’information du narrateur, circonstances de l’énonciation. Celle-ci entretient avec les deux autres des rapports forts variables selon les époques et les types de récits considérés »

(Cécile Cavillac, « Vraisemblance pragmatique et autorité fictionnelle », art. cité, p. 24)
1. La littérature québécoise de 1980 à nos jours
Ère du pluralisme;
Décentrement par rapport à elle-même;
Émergence de nouveaux genres;
Essor de maisons d'édition;
2.
2. Problématique retenue
Perturber l'horizon d'attente de leurs lecteurs;
Mutations (pacte romanesque, appartenance générique, etc.);
Absence de grandes figures d'écrivains;
Pluralité de voix (pluralité de points de vue);

Narratologie post-classique (Gerald Prince, « Narratologie classique et narratologie post-classique », Vox Poetica [en ligne], www.vox-poetica.org/t/prince06.html)
Perturber l'horizon d'attente des nouveaux lecteurs pour les surprendre et se démarquer de leurs précédesseurs;
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