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IV/ le domaine intellectuel et artistique

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dde dde

on 8 May 2014

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IV/ le domaine intellectuel et artistique

1) En quelles langues écrit-on, pourquoi ?

Au XVIème comme au Moyen-Âge, on écrit latin essentiellement parce que c'est la langue qui permet aux gens de communiquer entre eux (comme l'anglais aujourd'hui). Tout le Moyen-Âge durant, l'église fournit via ses monastères des copistes, dont la charge est d'étudier, annoter, recopier, enluminer des textes.
Par contre, en France, la Renaissance marque la fin de cette exclusivité du latin. En fait, avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts, François Ier invente le français. Il faut savoir qu'au Moyen-Âge, le français n'existait pas, il n'y avait que des patois (occitan, catalan, etc.) On ne peut pas vraiment parler de langue dans la mesure où d'importantes variations interviennent d'un patois à l'autre. François Ier, fermement décidé à faire du français une vraie langue, de portée internationale, force le passage du latin au français et encourage la production de textes poétiques français ainsi la création des règles de grammaire.

A la Renaissance, la Pléiade est d'ailleurs un outil politique de diffusion du français ; on écrit des sonnets en français pour prouver que le français n'est pas un vulgaire patois...


2) Pour quelles raisons la Renaissance s'interesse-t-elle à l'Antiquité?
Les humanistes veulent tout savoir, tout connaître. Pour eux, la connaissance des auteurs de l'Antiquité est indispensable. Ils portent un regard neuf et critique sur les auteurs connus comme Aristote, mais redécouvrent aussi des auteurs oubliés comme Cicéron, Lucrèce, Sénèque et surtout les auteurs grecs.
Selon les humanistes, les textes de ces auteurs anciens ont été traduits, copiés et corrigés par des générations de copistes, qui se sont progressivement beaucoup éloignés des textes originaux. Ils veulent donc retrouver les véritables textes, et les lire dans leur langue d'origine. Les lettrés partent ainsi à la recherche des textes, les rééditent et les commentent de façon tout à fait nouvelle. La diffusion de la culture antique Au XVe siècle : les princes et les riches en particuliers cherchent à réunir des manuscrits de l'Antiquité. C'est ainsi que le pape Nicolas V fonde au Vatican l'une des plus riches bibliothèques de son temps. L'invention de l'imprimerie fut capitale dans la diffusion de cette nouvelle culture. A Venise, par exemple, les œuvres d'Aristote ou d'Aristophane sont imprimées.

3) Pourquoi parle-t-on de culture européenne?
Les lettrés du Moyen Âge avaient conscience qu'ils vivaient sur un continent appelé Europe par les géographes. En revanche, la grande masse des habitants de l'Europe n'avaient jamais entendu ce terme : ils lisaient difficilement et « le clergé leur parlait comme à des chrétiens appartenant au continent choisi par la Divine providence pour être le foyer de la vraie foi. » En somme, les Européens n'avaient pas pleinement conscience de leur identité culturelle. La conscience de cette identité n'apparut qu'à la Renaissance6. Selon l'historien anglais John Hale, ce fut à cette époque que le mot Europe entra dans le langage courant et fut doté d'un cadre de référence solidement appuyé sur des cartes et d'un ensemble d'images affirmant son identité visuelle et culturelle.
4) Quel est le statut de l’écrivain au XVIe ?

L’écrivain de la Renaissance, comme tous les intellectuels, est profondément marqué par l’apparition du livre imprimé. L’imprimerie fait non seulement augmenter considérablement l’influence et la renommée des auteurs, mais elle leur permet aussi d’enrichir leur travail par un accès plus facile aux idées, aux histoires et au style des autres écrivains.
L’imprimerie fait non seulement augmenter considérablement l’influence et la renommée des auteurs, mais elle leur permet aussi d’enrichir leur travail par un accès plus facile aux idées, aux histoires et au style des autres écrivains. L’écrivain de la Renaissance participe du même coup à l’enrichissement du français : il contribue à fixer l’orthographe, la grammaire, la syntaxe. C’est en effet à cette époque que s’écrivent les premiers dictionnaires – qui sont alors bilingues(en France, le premier grand dictionnaire, de Robert Estienne, français-latin, date de 1538).Si la principale caractéristique de la littérature de la Renaissance est sans doute l’abondance des références à l’Antiquité, l’écrivain du XVIe siècle s’inspire aussi des événements de son époque ou des œuvres de ses contemporains. C’est en effet le mélange d’ancien et de nouveau qui favorise la Renaissance des arts et des lettres.
Les académies de la Renaissance ne furent à l'origine que des cercles privés. La première à avoir été ainsi recensée fut l'Accademia platonica de Marsile Ficin et Pic de la Mirandole, fondée à Florence en 1462 sous le règne de Laurent le Magnifique. Mais avec le succès de cette multiplication, la formule évolua très vite. En fait elles se spécialisent : ainsi furent créées des académies exclusivement consacrées au théâtre ou à la musique, à l'italien ou aux langues classiques….
Définition de
mécénat
: personne qui aide financièrement, par goût des arts, un artiste, un réalisateur, un savant….
Le mot « mécénat » se réfère au personnage de Caius Cilnius Mæcenas, protecteur des arts et des lettres dans la Rome antique. Il s'est progressivement élargi pour désigner dans le langage courant une personne physique ou morale qui soutient par son influence ou par des moyens financiers un projet culturel ou un artiste. L'âge d'or du mécénat surgit avec la Renaissance italienne. Le cardinal et ministre Georges d'Amboise, grand mécène, fut l'un des principaux introducteurs de la Renaissance en France. Le roi François Ier ainsi que le connétable de France, Anne de Montmorency, furent aussi de grands mécènes.




L'éducation tient une place essentielle dans le progrès humaniste. Les humanistes pensent que l'homme peut se perfectionner grâce à la culture, à l'accès au connaissances. On assiste à la création d'écoles, de collèges, d'universités dans toute l'Europe au XVI e siècle. Les humanistes parlent tous le latin mais ils sont attachés aux langues nationales.
1530 : Création de l'Institution du Collège de France
L'enseignement supérieur, dispensé à Paris et dans les 12 universités de province, resta rigoureusement contrôlé par l’Eglise, et en particulier par l’inflexible Sorbonne qui entendait en maintenir les formes traditionnelles. L’enseignement était réparti dans les 5 facultés dont se composait chaque université : Théologie, Droit Canon, Droit civil, Médecine, et Arts, qui regroupaient grammaire, rhétorique, géométrie, musique, etc.... La difficulté de trouver des locaux pour l’enseignement des Arts, un peu méprisés par la Sorbonne, obligeait, raconte Pasquier, à enseigner les arts et la philosophie, rue au Fouërre (paille) (Actuelle rue des Ecoles) : les étudiants devaient s’asseoir sur des bottes de paille.L’importance des collèges s’accroit et ce succès conduit des villes à en créer de nouveaux, totalement indépendants des universités, y attirant des enseignants réputés. Parallèlement, les progrès des travaux de traduction gagnent les universités, grâce à une bonne diffusion due aux imprimeurs et éditeurs.



5)Quel est le rôle des universités et des collèges?


La Bibliothèque nationale de France possèdait de nombreux ouvrages. Toutefois, cette bibliothèque composée de près de 900 références sera dispersée après la mort du roi Charles VI.
C'est à partir de Louis XI qu'une nouvelle bibliothèque est constituée et se transmet de roi en roi, d'abord à Charles VIII, qui y fait entrer les premiers ouvrages imprimés, puis à Louis XII. Cette bibliothèque est installée à Amboise, puis à Blois. Elle s'enrichit entre autres des collections de Louis de Bruges et de Charles Ier d'Orléans et est considérée en son temps comme la première d'Europe.
Comme François Ier installe sa propre bibliothèque à Fontainebleau, il existe un temps deux bibliothèques royales, mais celle de Blois est déménagée à Fontainebleau dès 15444. C'est aussi ce roi qui, en 1537, instaure le dépôt légal qui ne permet en réalité d'enrichir la bibliothèque que bien plus tard. Guillaume Budé, nommé maître de la Librairie, fut chargé de la bibliothèque royale de Fontainebleau.
Sous Henri II, près de 800 manuscrits sont reliés et répertoriés. La bibliothèque se développe réellement sous Louis XIV sous l'impulsion de Colbert, époque qui voit de nombreuses nouveautés :, intégration de plusieurs collections d'origine privée ouverture à la gravure et à la musique imprimée, et enfin, ouverture au public (1692).À la faveur du déménagement, l'organisation interne est améliorée avec la constitution de cinq départements : département des manuscrits, département des imprimés, département des titres et généalogies département des planches gravées et recueils d'estampes, département des médailles et pierres gravées.

6) Qu’est-ce que la bibliothèque royale ?


La Pléiade
La Pléiade est un groupe de sept poètes français du XVIe siècle rassemblés avec Pierre de Ronsard et Joachim Du Bellay. Ils tentent de revoir les écrits de l’antiquité. Ils lutte contre la vulgarisation de la langue française.
les poètes lyonnais
Les poètes Lyonnais ont assoupli les structures formelles de la poésie, enrichi le vocabulaire poétique et assimilé des éléments philosophiques qui ont fait leur chemin dans la poésie française. L'École de Lyon est au XVIe siècle un groupe de poètes et de lettrés lyonnais ayant les mêmes inspirations, dont les principaux membres étaient Maurice Scève, Louise Labé et Pernette du Guillet.
Groupés à Lyon, un des centres intellectuels les plus animés du XVIe siècle, ce courant peut être divisé en deux moments. Au début du siècle, plusieurs lyonnais aimant l'antiquité forment ce que l'on appelle l'Académie de Fourvière. Ils sont inspirés par le Platonisme (Platon inspire leurs idées mystiques sur l'amour, instrument de connaissance et de sagesse) et par le Pétrarquisme (Pétrarque leur donne, par des sonnets, l'exemple d'une poésie à la fois précieuse et passionnée).
Pétrarque
Pétrarque, poète et humaniste italien, compose de nombreux poèmes, dont les plus célèbres, écrits en toscan comme le Canzoniere, lui furent inspirés par sa muse Laure de NovesPétrarque compose des textes religieux et historiques en latin, tels que De vita solitaria de 1346 à 1356 et Rerum memorandum en 1344. Il sera considéré comme l'un des premiers grands humanistes de la Renaissance.
les rhétoriqueurs

Les grands rhétoriqueurs un terme inventé au XIXe siècle pour désigner péjorativement des poètes de langue française de la fin du XVe siècle. Ils ne forment pas une école, mais, proches des princes, diplomates ou secrétaires, et communiquant parfois entre eux, ils ont adopté des principes d'écriture comparables. Leurs poèmes sont surchargés, développent les métaphores, multiplient les jeux poétiques…. Cette poésie a recours au rondeau (poème bref dans lequel la première partie du premier vers revient à la fin des strophes)On recherche ici des rimes riches et difficiles. Voici quelques rhétoriqueurs Jean Meschinot (1422-1490) à la cour de Bretagne, Jean Molinet (1435-1507), à la cour de Bourgogne, Guillaume Crétin (vers 1460-1525), Michel d'Amboise (1504-1550)….
le sonnet
Poème de quatorze vers composé de deux quatrains et de deux tercets. Cet technique est souvent utilisée par les poètes de la pléiade.

7) La Poésie : que doit-on savoir sur… ?



L'abbaye de Thélème
est la première utopie de la littérature française, décrite par Rabelais dans le livre Gargantua (première publication en 1534 ou 1535, édition définitive en 1542). À la fin de la guerre picrocholine, Gargantua remercie son ami, le frère Jean des Entommeures, de l'avoir aidé dans sa lutte contre Picrochole, en lui offrant de lui bâtir une abbaye. Le frère Jean refuse d'abord, « car comment pourrais-je, dit-il, gouverner autrui, qui moi-même gouverner ne saurais ? ». Puis il accepte, mais la règle du lieu sera l'inverse de ce que connaissent les abbayes de l'époque, dont les moines sont soumis à l'obéissance à une discipline et à une hiérarchie. La devise de l'abbaye est : « Fais ce que voudras Dans le Songe de Poliphile de Francesco Colonna Thélémie est l'une des deux nymphes qui accompagnent Poliphile dans sa quête.

Ledit Cinquième livre
, sous le véritable titre Le cinquième livre et dernier des faits et dits héroïques du bon Pantagruel, composé par Maître François Rabelais, docteur en médecine, est le dernier du cycle de Pantagruel et de Gargantua de Rabelais. C’est la fin du voyage, la rencontre de l’oracle de la Dive bouteille chère à Panurge qui depuis le livre troisième cherche la raison et la décision de prendre femme, où l’accompagne Pantagruel tel Ulysse.

Les Exercices spirituels
sont un ouvrage de méditation et de prière composé par Ignace de Loyola (1491-1556), Le livre contient environ 200 pages. Il est le guide de celui qui donne les exercices lors d’une retraite de quatre semaines Dans une démarche progressive les méditations, contemplations et répétitions faites au long des journées de la retraite (en silence) aident celui qui les fait à voir clair dans sa vie et à l’orienter vers ce que Dieu désire de lui. C’est pourquoi, les exercices décrits dans cet ouvrage doivent être "faits" plutôt que "lus".

Étienne Jodelle
, né en 1532 à Paris où il est mort en juillet 1573, est un poète et dramaturge français.Jodelle appartient à la bourgeoisie parisienne, mais il est attiré par la noblesse. il s’établit à Paris où il se lie avec Jean Antoine de Baïf, Nicolas Denisot et Remy Belleau. Au début de l’année 1553, il fait représenter la première tragédie humaniste, « Cléopâtre captive », et la première comédie humaniste, « L’Eugène », devant le roi, à Paris Il meurt dans la misère. Le poète protestant Agrippa d’Aubigné le célèbre dans des Vers funèbres.

Une nouvelle
est un récit court. Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre littéraire était alors proche du roman et d'inspiration réaliste1, se distinguant peu du conte.

Le Quart Livre
est un livre écrit par François Rabelais dont la version intégrale est sortie en 1552. Dans ce livre Pantagruel et ses compagnons se dirigent vers l'oracle de la Dive Bouteille qu'ils n'atteindront que dans le Cinquième Livre (Lagarde et Michard XVI).

Orlando Furioso
(ou Roland furieux) est un poème épique comptant plus de 38 000 vers composé par Ludovico Ariosto, dit « l'Arioste ». L'ouvrage, dont la rédaction a commencé en 1503, a connu une première publication en 1516, puis a été repris et développé en 1521 et achevé en 1532. D'abord rédigé dans le dialecte italien utilisé à Ferrare, il a été adapté par l'auteur en toscan littéraire. Il prend comme trame de fond la guerre entre Charlemagne et les Sarrasins, lesquels sont sur le point d'envahir l'Europe.

Le Tiers livre
des faits et dits Héroïques du noble Pantagruel : composés par M. François RabelaisLe Tiers Livre est jugé obscène et censuré par la Sorbonne, à l’égal de Pantagruel et de Gargantua. Pourtant, il sera protégé et publié en 154. Le Tiers Livre retrace la suite des aventures de Pantagruel, accompagné de son ami Panurge, un bon vivant à l'esprit inventif. Le premier a conquis un territoire nouveau, la Dipsodie, et y a installé une colonie d' "Utopiens". Dans le chapitre IV, Panurge expose les vertus des échanges entre prêteurs et emprunteurs et poursuit en faisant un exposé sur la manière dont fonctionne le corps humain.

Le Traité de la peinture
qui paraît à Paris en 1651, est la première édition imprimée en langue française des écrits de Léonard de Vinci. Toute sa vie durant, l’artiste poursuit ce travail, consignant dans plusieurs Carnets des observations sur la peinture, l’optique, la perspective, l’anatomie, la physionomie etc. mais, à sa mort, en 1519, ces notes sont toujours à l’état de réflexions éparses. Son élève Francesco Melzi met alors en ordre les réflexions du maître et constitue, à partir des dix-huit manuscrits dont il a hérité, une compilation, qui sera plus tard connue sous le nom de Trattato della pittura. Conservé à la Bibliothèque Vaticane.

8)Les autres genres littéraires : que doit-on savoir sur...
9) Quelques noms en peinture et sculture.
Michel-Ange

La Création d'Adam est l'une des neuf fresques inspirées du livre de la Genèse, peintes par Michel-Ange sur la partie centrale de la voûte de la chapelle Sixtine, dans la cité du Vatican à Rome.
Sur la droite, Dieu est représenté comme un vieil homme barbu enveloppé dans un ample manteau rouge qu'il partage avec des chérubins. Son bras gauche est enroulé autour d'une figure féminine, normalement interprétée comme Ève, qui n'est pas encore créée et, attend au Paradis de recevoir une forme terrestre. Le bras droit de Dieu se tend pour donner l'étincelle de vie, du bout de son propre index projeté vers celui d'Adam. Ce dernier, par la disposition de son bras gauche et de l'ensemble son corps, prend une pose assez comparable à celle de Dieu. Cette relative symétrie rappelle que l'Homme est créé à l'image de Dieu.
Détail emblématique de l'œuvre, l'index d'Adam et celui de Dieu se rapprochent mais restent séparés par une courte distance, ce qui laisse penser qu'elle matérialise la séparation entre Dieu et Adam. C'est en fait le corps tout entier de Dieu qui tend vers l'Homme, dans un mouvement volontaire. Le corps d'Adam est au repos; sa main gauche est presque relâchée, son index fléchi : Dieu donne, Adam reçoit. La nudité d'Adam exprime son innocence.

Détail des personnages : 1 : Zénon de Cition ou Zénon d'Élée – 2 : Épicure – 3 : Frédéric II de Mantoue – 4 : Boèce ou Anaximandre ou Empédocle de Milet – 5 : Averroès – 6 : Pythagore – 7 : Alcibiade ou Alexandre le Grand – 8 : Antisthène ou Xénophon – 9 : Hypatie ou Francesco Maria Ier della Rovere – 10 : Eschine ou Xénophon – 11 : Parménide – 12 : Socrate – 13 : Héraclite (sous les traits de Michel-Ange) – 14 : Platon tenant le Timée (sous les traits de Léonard de Vinci) ? – 15 : Aristote tenant l’Éthique – 16 : Diogène de Sinope – 17 : Plotin – 18 : Euclide ou Archimède entouré d'étudiants (sous les traits de Bramante) – 19 : Strabon ou Zoroastre – 20 : Ptolémée – R : Raphaël en Apelle – 21 : Le Sodoma Quentin Augustine (Le Protogène)
Rahael, L'école d'Athènes (1509-1510)
Michael Ange, la création d'Adam, 1508 à 1512
Léonard de Vinci, L'Homme de Vitruve, 1490


Au premier plan, du centre de la fresque vers l’extrémité gauche, se trouve le groupe des « Théoriciens » :
Héraclite (VIe siècle av. J.-C.), le philosophe pessimiste, est isolé des autres (à cause de son mauvais caractère) et s’appuie sur un bloc de marbre, pour écrire son nouveau traité. Il est ici représenté sous les traits de Michel-Ange (qui travaille à l’époque à la chapelle Sixtine), lui aussi connu pour son caractère brutal et changeant. Parménide, lui, se dresse derrière Héraclite et semble contester la démonstration de Pythagore. Ce dernier, assis avec un livre, un encrier et un crayon, est en train d’annoter ses impressions sur la figure représentée sur l'ardoise noire à ses pieds. Ce diagramme montre les rapports mathématiques qu’il y a entre l’harmonie de la musique et les lois mathématiques
Pythagore est entouré de trois disciples. Plus à gauche, Épicure, couronné de pampres, écrit sur un livre, et est appuyé sur un petit chapiteau. Dans le dos d'Épicure, l'enfant aux cheveux bouclés est Frédéric de Mantoue alors en otage à la cour de Jules II. Enfin, à l’extrême gauche, se trouvent un vieillard barbu (Zénon) et un nouveau-né. Ils symbolisent la naissance de la vérité (l’enfant) et la sagesse et l’expérience du vieil homme.
Tous ces personnages se trouvent à la diagonale de la déesse Minerve, la déesse de l’intelligence et du savoir. Au centre, légèrement à droite, le personnage allongé sur les marches est le philosophe Diogène de Sinope. Il tient dans sa main gauche une feuille vierge et devant lui à sa droite, une écuelle, symbole que la faim intellectuelle est moins importante dans la vie que la faim physique. Il est isolé des autres personnages, car dans sa vie, il s’est isolé des hommes.
En dessous à droite, il s’agit du groupe des « Empiriques » :Euclide (ou Archimède), sous les traits de Bramante, se tient penché en train de montrer avec un compas son nouveau théorème, tandis que les quatre garçons qui l’entourent se montrent intéressés, voire impressionnés. Ptolémée d’Alexandrie, vêtu d’une veste orange sombre et de dos, soutient le globe terrestre (la géographie) tandis que son interlocuteur, Zoroastre soutient une sphère céleste (astronomie). Raphaël réalise son autoportrait à droite de Ptolémée et regarde fixement le spectateur. Pérugin, son maître écoute attentivement les explications de Ptolémée.
Au deuxième plan sont représentés les philosophes Platon et Aristote. Ceux-ci portent la toge romaine Platon tient dans sa main l'un de ses dialogues2, qui s'appelle le Timée tandis qu'Aristote a son Éthique à la main. Les gestes des deux philosophes offrent une représentation symbolique de leurs conceptions philosophiques. Raphaël marque ici clairement l'opposition entre la théorie platonicienne (qui explique les origines du monde) et le rationalisme ainsi que l'empirisme prônés par Aristote.
Dans l'attroupement à gauche de Platon, se trouvent Alexandre le Grand ainsi que le poète Xénophon discutent avec Socrate.
Dans l'attroupement à gauche de Platon se trouve avec Alexandre le Grand ainsi que le poète Xénophon qui discute avec Socrate. Au dernier plan, on trouve la statue d'Apollon, le dieu des arts, du soleil et de l'harmonie tandis que Athéna se trouve à droite, tous deux protecteurs des arts et de la philosophie. La fresque devient ainsi une œuvre à la gloire de Jules II, dont la cour est comparée à l’Athènes du Ve Siècle.
l’Humanisme, met l’Homme au centre de la Création.

Raphael


Examinons donc le premier symbole, le carré. Cette figure géométrique illustre la stabilité et la matière. Les quatre cotés représentent l’Homme limité dans une réalité finie, l’Homme basant son raisonnement sur les données sensibles ou rationnelles, en somme l’homme contemporain dont l’esprit est dominé par la raison, le calcul, la prévision et l’évaluation.
Tackh USHTE grand chef amérindien définissait d’ailleurs le cadre comme le symbole fondamental de l’homme blanc: «Le cadre de sa maison, des buildings où sont ses bureaux, avec des murs de séparation. Partout des angles et des rectangles : la porte qui interdit l’entrée aux étrangers, le dollar en billet de banque, la prison. Les rectangles, ses angles, un cadre. De même pour les gadgets de l’homme blanc – boîtes, boîtes et encore boîtes – téléviseurs, radios, machines à laver, ordinateurs, automobiles. Toutes ces boites ont des coins, des angles abrupts – des arêtes dans le temps, le temps de l’homme blanc, ses rendez-vous, le temps de ses pendules, ses heures de pointe – c’est ce que les coins signifient à mes yeux. Vous êtes devenus les prisonniers de toutes ces boîtes.» Affirmait-il.
carré, cercle
Et l’on oppose traditionnellement au carré, le cercle, symbole reflétant l’infini, l’idéal, l’unité et la perfection. Car l’homme contenu dans le cercle est celui qui a transcendé la matière par la réalisation spirituelle. L’homme dans le cercle est celui qui a consommé l’union avec sa part divine ou cosmique, à laquelle il ne retourne qu’en abandonnant son individualité.
Car le cercle est la figure géométrique des corps stellaires qui composent l’Univers. Toutes les formes de vie sont abritées dans le cercle, cercle tellurique de la terre d’abord puis cercle physiologique de l’utérus qui imprime au fœtus sa position arrondie. Il devient capable d’échapper aux limitations de temps et d’espace lorsqu’il s’élève au-dessus de sa conscience individuelle pour rejoindre la conscience cosmique qui englobe toute autre forme de conscience.
Symbole alchimique par excellence, l’homme de Vitruve tente de réaliser l’union du ciel (cercle) et de la terre (carrée l’Homme universel. Cet homme universel revient à l’androgynat primordial puisqu’il transcende la dualité des couples terre/ciel, féminin/masculin et passif/actif.
La question qui se pose maintenant est : De quelle manière peut-on passer du carré au cercle ? de quelle manière construire un carré et un cercle de surface équivalente en tenant compte du nombre irrationnel π ? Comment faire en sorte que le carré devienne un cercle ? La réponse qui s’impose est «grâce au mouvement !»
Et le symbole du carré en mouvement est le swastika. Le swastika est un carré en rotation autour d’un centre immobile
On peut donc conclure que l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci définit à la fois les proportions anatomiques idéales :de la beauté physique du corps humain, mais également la manière d’atteindre la plénitude de l’âme Vinci réalise le tour de force d'inscrire le corps humain dans un cercle et dans un carré.. Il est en cela le symbole de l’homme complet. Après tout «Mens sana in corpore sano» [un esprit sain dans un corps sain] n’était-elle pas la devise de la renaissance ?

Le swastika



le protestantisme :
Le protestantisme regroupe l'ensemble des courants religieux chrétiens nés à la suite de la Réforme protestante. ( la Réforme protestante est une volonté d'un retour aux sources du christianisme)

Réforme:
L’Eglise Catholique romaine affirme avoir l’unique autorité pour interpréter les Ecritures et établir la doctrine, et soutient également avoir un chef suprême, le Pape, Bien évidemment, les Catholiques romains ne sont pas les seuls à essayer de revendiquer l’autorité.
L’opposition à l’Eglise Catholique romaine et à ses faux enseignements a atteint son point critique au seizième siècle, lorsqu’un moine catholique romain nommé Martin Luther a affiché ses 95 propositions (ou thèses) contre les enseignements de l’Eglise Catholique. L’intention de Luther était d’apporter la réforme au sein de l’Eglise Catholique romaine et, ce faisant, il défiait l’autorité du Pape. Le refus de l’Eglise Catholique romaine de retourner aux doctrines et pratiques bibliques a donné naissance à la Réforme protestante, de laquelle émergeront quatre divisions ou traditions du Protestantisme : les Luthériens, les Reformés, les Anabaptistes, et les Anglicans.

Contre Réforme :
La Contre-Réforme ou Réforme catholique est le mouvement par lequel l'Église catholique romaine réagit, dans le courant du XVIe siècle, face à la Réforme protestante. La Contre-Réforme essai de répondre en partie aux objectifs de l'Église catholique visant à faire reculer et disparaître le protestantisme.




Les guerres des religions à la fin du siècle: que doit-on savoir sur....
l’édit de Nantes :
Les guerres de religion, en France, correspondent à huit conflits religieux qui ont eu lieu au XVIe siècle entre les catholiques et les protestants, aussi appelés « huguenots » à l'époque. Cette période de guerre civile a commencé en 1562 et a duré pendant plus de trente ans. Elle a causé d'importants ravages et massacres dans toute la France.
En 1572, le roi Charles IX ordonna le massacre de la Saint-Barthélemy. Des milliers de protestants furent tués par les catholiques.
En 1598, le roi Henri IV a signé l'Édit de Nantes. L’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué le 13 avril 1598 par le roi de France Henri IV . Cet édit accordait notamment des droits de culte, des droits civils et des droits politique aux protestants.


Aubignié:
Il participe aux guerres de religion par les armes et par la plume en se distinguant par ses écrits en faveur des protestants. Il échappe au massacre de la Saint-Barthélemy.
Il ne pardonne pas à Henri IV sa conversion au catholicisme, et reste hostile aux tentatives de rapprochement entre protestantisme et catholicisme.
Son Histoire universelle publiée en 1616 traite de l'époque des guerres de religions. En dépit des efforts d'impartialité de l'auteur, l'ouvrage est condamné (arrêt du Châtelet 1620) et le livre est brûlé.À la fin de sa vie, d'Aubigné le protestant évoque dans ce texte les guerres de religion et témoigne avec colère des persécutions dont les siens ont été victimes.

Montaigne :
Il joue alors un rôle de diplomate dans les guerres de religion en étant l'intermédiaire entre le roi Henri III et Henri de Navarre, chef du parti protestant.
Il participe aux guerres de religion par les armes et par la plume, dans les Essais, en se distinguant par ses écrits en faveur des protestants. Il échappe au massacre de la Saint-Barthélemy.




Luther:
a veille de la Toussaint de 1517, ce professeur de théologie, à l'université de Wittenberg, rédige et rend publiques 95 thèses qui s’attaquent à la papauté. En agissant ainsi, Luther conteste ouvertement l’autorité du Pape, ce qui lui vaudra d’être excommunié ( il doit partir de l’Eglise) en 1521. Néanmoins, il continue de publier des traités qui, comme ses thèses. Nombre de princes d’Allemagne du Nord prennent parti pour Luther, si bien qu’en 1526, Charles Quint leur consent le droit d’adopter les principes de la Réforme. Luther organise donc sa nouvelle Eglise, dont il confie la direction aux princes protestants. Cependant, en 1546, peu après la mort de Luther, Charles Quint se dresse contre la Réforme, en vain, car la majeure partie de son empire s’avère être protestant. Il finit par accepter une paix de compromis en 1555,paix d’Augsbourg, qui laisse les princes libres d’imposer, légalement, la religion qu’ils souhaitent à leurs états. Désormais, le protestantisme est une religion officielle ; elle va se répandre (non sans difficulté) en Europe, puis un peu partout dans le monde.

Le luthéranisme
(ou luthérianisme) est la théologie fondée à partir des écrits et des pensées de Martin Luther. C'est ensuite devenu le regroupement des communautés protestantes luthériennes se rattachant à cette doctrine.

Calvin
fut un important réformateur, un théologien et un pasteur emblématique de la Réforme protestante du XVIe siècle, notamment pour son apport à la doctrine dite du calvinisme. Après des études de droit, Calvin rompit avec l'église catholique romaine vers 1530. Il publia la première édition de son œuvre maîtresse, l'Institution de la religion chrétienne en 1536.
Calvin aurait pu continuer sa brillante carrière d'intellectuel sans un hasard providentiel. Il veut se rendre à Strasbourg. La route directe est fermée à cause des guerres. Il doit passer par Genève. Genève vient d'adopter la Réforme, (religion protestante) sous l'influence du réformateur Guillaume Farel. Celui-ci, apprenant la présence de Calvin à Genève, pense aussitôt que est l'homme qui pourra le mieux l'aider dans la tâche de structurer la Réforme à Genève. Il lui adresse un appel pressant. Calvin reste à Genève. Il tente de mettre en pratique ses idées, mais la tâche est rude. Calvin meurt le 27 mai 1564.

Le calvinisme
est une doctrine protestante et une approche de la vie chrétienne qui reposent sur le principe de la souveraineté de Dieu en toutes choses

http://vimeo.com/22603409

http://vimeo.com/30077586

http://vimeo.com/30076640
Calvin et Luther:
L'inquisition:

http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Question-a-un-pretre/l-Eglise-dans-le-monde/L-Eglise-et-l-Inquisition

L’Inquisition, était un tribunal créée par l'Église catholique romaine . Elle était chargée d'émettre, après réflexion, un jugement sur le caractère conforme ou non (par rapport au dogme religieux) de la personne qui lui était soumi.




Léonard de Vinci
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