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croissance economique et inegalite sociale

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yosr ghraiba

on 19 January 2016

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Transcript of croissance economique et inegalite sociale

Croissance économique et inégalité sociale
Présenté par Ghraiba yosr + Mreih Rihab + Yhyaui Marwa

Croissance économique
Définition

En économie, la croissance désigne l'évolution annuelle, exprimée en pourcentage, du P.I.B.(Produit intérieur brut) ou du P.N.B. (Produit national brut).
On distingue généralement :
La croissance extensive
augmentation des quantités de facteurs de production (culture de nouvelles terres, ouverture de nouvelles usines). La croissance extensive génère des créations d'emplois.
Différentes visions de la croissance chez quelques économistes :

La croissance intensive
augmentation, par des gains de productivité, de la production à volume de facteurs de production identiques, notamment sans création d'emplois supplémentaires.
 (1723-1790) Dans "Richesse", il développe les premiers éléments de la théorie de la croissance. Prenant sa source dans la division du travail, la croissance lui apparaît comme illimitée.
 (1818-1883) Pour lui, l'accumulation du capital permet à ce dernier de se substituer au travail. L'augmentation du chômage et la baisse des salaires qui en découlent, provoquent une baisse de la consommation et du taux de profit et par conséquent de la croissance.
CROISSANCE ET INÉGALITÉS
LA CROISSANCE FAVORISE LE RECUL DES INÉGALITÉS MAIS N’Y SUFFIT PAS
A. La croissance, une condition nécessaire

Le recul des inégalités commence généralement par la résolution des situations de pauvreté qui nécessite un élargissement (en volume et en diversité) de la consommation. Cela suppose que l’on dispose de plus de biens, de services, de revenus, d’épargne afin que la lutte contre les inégalités ne se limite pas à un partage de la pénurie mais s’appuie sur la répartition de ressources supplémentaires pour améliorer la situation des individus et groupes sociaux les moins bien lotis sans amputation des moyens dont disposent les autres.

Grâce à la croissance, une économie nationale crée plus de richesses et génère plus de revenus (salaires, profits). Ces gains alimentent un accroissement et une diversification de la consommation marchande et favorisent ainsi la lutte contre la pauvreté. Ces facteurs peuvent aider à réduire un certain nombre d’inégalités entre les ménages dans la satisfaction des besoins fondamentaux tels que nourriture, habillement et logement.

L’accumulation permise par la croissance autorise aussi le développement de la production et de la consommation de services non marchands. En suscitant de l’épargne et en augmentant la quantité d’investissements possibles, la croissance permet en outre le financement d’une protection sociale et d’un État-providence, ce qui contribue à la résorption des inégalités dans les domaines de la santé, de l’éducation et des loisirs. Des inégalités nombreuses et très importantes peuvent ainsi être réduites.

Mais non suffisante du recul des inégalités
Si la croissance est une condition nécessaire au recul des inégalités, elle reste néanmoins insuffisante pour y parvenir. Il n’y a en effet aucune automaticité entre la croissance et l’atténuation des inégalités. L’égalité entre les individus et les groupes sociaux ne s’accroît que si la répartition des fruits de cette croissance est organisée dans ce but.

Croissance économique et inégalité sociale
La réalité des inégalités
Définition
On parle d’inégalités pour désigner des différences qui se traduisent par des avantages ou des désavantages selon une échelle de valeur, ou qui sont perçues comme injustes ou illégitimes.
Quelques exemples d’inégalités économiques et sociales
•Les inégalités de revenu (mesurées par le coefficient de Gini ou la courbe de Lorenz) ont recommencé à augmenter depuis 1984 en France. Le compromis salarial fordiste des Trente glorieuses (progression régulière du salaire, stabilité de l’emploi, protection sociale) a été remis en cause (montée de la flexibilite? et des emplois précaires, difficultés d’insertion professionnelle des jeunes). On sait qu’aujourd’hui il y a de plus en plus de ménages de salariés pauvres, c’est-à-dire vivant avec moins des deux tiers, voire de la moitié, du salaire médian par unité de consommation.
•Une autre source de l’accroissement des inégalités de revenu provient des inégalités de patrimoine. En effet, les revenus du patrimoine ont augmenté plus vite que ceux du travail, avantageant ceux qui possèdent un capital, et qui sont aussi ceux qui perçoivent les revenus les plus élevés.
•On note aussi des inégalités face à l’école, au logement, à la santé ?(dans un contexte où la part des remboursements de la Sécurité sociale baisse), à la mort, à la culture, aux loisirs, à la participation politique.
•Notons enfin les inégalités d’exposition au chômage et au travail précaire
Les discours face à ces inégalités
La nécessité des inégalités
•Parmi les arguments de ceux qui sont hostiles à la réduction des inégalités, on trouve, en premier lieu, l’idée selon laquelle les inégalités peuvent être justes. En effet, dans un univers méritocratique, les inégalités sont le reflet de différences de dons, de talents ou de travail.
Selon John Rawls, les inégalités qui améliorent le sort des plus démunis n’ont rien d’injuste.
D’autres réclament, au nom de l’équité?, des discriminations positives et demandent que l’on (notamment l’État) fasse plus pour ceux qui en ont le plus besoin. Ceci renvoie au débat entre équite? et égalite?, entre une justice différentielle et une justice universelle.

•En France, la création des zones d’éducation prioritaires (ZEP) ou l’ouverture de Sciences Po à un quota d’élèves issus de ces ZEP offrent des exemples de discriminations positives.
•Notons enfin que des arguments économiques sont avancés pour justifier l’existence des inégalités
Solutions pour reculer les inegalitès :
Le recul des inégalités suppose que les écarts de richesse soient progressivement modérés par
• une limitation (voire une réduction) des disparités de patrimoine au moyen de règles fiscales et/ou de transmission de ce patrimoine
• une réduction de l’éventail des revenus : entre revenus du travail et du capital, entre revenus salariaux et non-salariaux, entre échelons de la hiérarchie salariale, entre hommes et femmes (la différence de salaire entre les hommes et les femmes est passée en France de 29,3 % en 1989 à 26,1 % en 1994. L’écart reste maximal pour les plus diplômés : un garçon titulaire d’une maîtrise gagne en moyenne 40 % de plus que son homologue féminine, la différence atteignant 50 % pour les jeunes sortant d’une grande école)
• une solidarité entre actifs et inactifs permettant notamment aux jeunes de suivre des études avant d’entrer sur le marché du travail, aux couples d’avoir des enfants et de les élever (congés maternité, congés d’éducation, allocations familiales), aux personnes âgées de toucher des retraites décentes après avoir quitté leur emploi, aux personnes malades de se soigner
• un partage intergénérationnel : les actifs en cours produisant les richesses nécessaires à leur vie et à celles des inactifs du moment
Ces différentes options nécessitent une redistribution* qui est d’autant mieux réalisée qu’elle repose sur un consensus social et une intervention publique (fiscalité, protection sociale, État-providence, investissements collectifs…) la rendant possible. Ajoutons que le recul des inégalités n’est possible et durable qu’à la condition que les « oubliés » de la croissance ne soient pas les exclus de la société.
L’impact de la redistribution
• *Redistribution : ensemble des prélèvements et des répartitions de ressources effectuées par les administrations publiques et les organismes de protection sociale.C’est-à-dire une fiscalité plus redistributive, via des impôts sur la richesse et la propriété, et plus progressive sur les revenus.


• Ce qu'en pensait Keynes : Il était favorable à l'intervention de l'Etat, pour stimuler la demande. Autant de raisons pour justifier la redistribution. Keynes affirme aussi que la redistribution favorise aussi l'investissement
• Une efficacité controversée : Les aspects positifs : la redistribution réduit les inégalités (pour les plus démunis) : En France, les 10% les plus démunis ont un revenu qui progresse de plus de 80% grâce à elle. Elle protège de l'exclusion. Les aspects négatifs : elle a des effets désincitatifs à la fois pour les plus efficaces (les prélèvements sociaux pénalisent la réussite) et pour les plus démunis (les revenus sociaux se substituent à ceux perçus grâce à la participation à la création de richesses). Les cotisations sont proportionnelles aux revenus, ce qui réduit peu les inégalités. Le financement est très lourd pour la collectivité, le taux de prélèvements obligatoires en France approche 45% .
Justice sociale et efficacité économique
conclusion
Le partage des fruits de la croissance n’est jamais automatiquement égalitaire. Le recul des inégalités ne se produit réellement que s’il constitue un objectif social et politique durable pour des motifs à la fois éthiques (volonté de justice et d’égalité) et utilitaristes (en renforçant le consensus social, on accroît l’efficacité économique : ce que montrent par exemple les pays scandinaves où les inégalités sont moins fortes que dans les autres pays développés sans que la compétitivité en souffre).
les notions d'égalité et d'éfficacité sont souvent présentées comme les termes d'un dilemme.
Le marché est un systéme efficace mais inégalitaire, alors que la redistribution est égalitaire mais moins éfficace. Il faut rechercher un équilibre entre les deux.

C'est un équilibre qui dépend de choix de sociéte. Dans une société socialiste le choix se porte sur l'égalité (tant pis pour l'éfficacité éco). L'exemple de l'ex URSS montre qu'on est arrivé à cumuler inéfficacité économique avec inégalités Dans une société liberale le choix se porte sur l'éfficacité économique.
Les inégalités tendent à être légitimés car elles proviennent moins de déterminismes macro-sociologiques que de comportements (de choix ) individuels.Mais les inégalités peuvent peuvent entraver l'éfficacité économique. Elles présentent de toutes façons un coût pour la société (que ce coût soit collectivisé alors que les inégalités viennent d'une activité éco privée peut surprendre). Enfin, les inégalités débordent le cadre éco; elles sont aussi un risque pour la cohésion sociale.
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