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oualam oumaima

on 27 March 2016

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I-Une abondance de familiarités

Anouilh se démarque de Sophocle par l’usage d’un langage familier utilisé d’habitude dans les comédies. Ce choix permet d’insérer des moments de détente dans une pièce dominée par un cortège de suicides :
- Et ça vous répond qu’on la laisse, ça voudrait qu’on ne dise rien.
- Ah, c’est du joli ! c’est du propre !
- Allons ma vieille pomme rouge.
-Tu en auras encore besoin nounou.

II- Rêveries et réalisme
La scène qui réunit Antigone et sa nourrice révèle quelques traits de caractère des deux personnages. La première, encore sous l’effet de la beauté de la nature du petit matin s’abandonne à de lointaines rêveries. Son langage, presque poétique, contient de nombreuses images qui trahissent son extrême sensibilité :

- C’est vrai, c’était encore la nuit.(…)C’est merveilleux nourrice. J’ai cru au jour aujourd’hui.

- Dans les champs, cela était mouillé et cela attendait.(…) Alors j’ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive .

La nourrice, quant à elle, reste profondément attachée au réel. En guise de réponse aux évocations poétiques d’Antigone, elle répond : Il va falloir te laver les pieds avant de te mettre au lit.
Antigone rentre chez elle. Elle est surprise par sa nourrice qui l’accable de questions pour savoir d'où elle vient à une heure aussi matinale. La jeune fille lui confie finalement qu’elle s’est rendue à un rendez-vous galant, un aveu qui irrite visiblement le vieille femme. Mais Antigone plaisante. La raison pour laquelle elle a quitté son domicile est toute autre. Nous devinons déjà de quoi il s’agit.
Les figures de style
1-Maintenant, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. (Métaphore).
2-Le jardin dormait encore. (Personnification)
3-C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes. (Personnification)
4-J’ai glissé dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive. (Personnification)
5-Ah ! C’est du joli ! C’est du propre ! (antiphrase)
6-Allons, ma vieille bonne pomme rouge. (Métaphore)
le dialogue entre Antigone et la nourrice :
C’est un véritable dialogue de sourdes, un quiproquo entre une Antigone rêveuse au langage poétique évoluant dans un monde merveilleux plein de beauté : « Tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale… C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes. »
Alors que la nourrice reste les pieds sur terre, se préoccupant des petites choses de la vie quotidienne : Se laver les pieds, se recoucher, rencontrer un amoureux voyou. Elle est réaliste et son langage en est témoin.
Les deux personnages évoluent donc dans deux mondes différents d’où le calme d’Antigone et la fureur de la nourrice.
La relation entre Antigone et sa nourrice :
La nourrice et Antigone sont aussi proche l’une de l’autre qu’une mère et sa fille. Elles se tutoient sans aucun égard pour la différence sociale qui les sépare. Antigone l’appelle Nounou, ma pomme rouge, a besoin d’elle pour la protéger de ses cauchemars et de ses peurs, de ses faiblesses et pour lui donner le courage et la force d’affronter son destin : « Ta main sur ma joue voilà je n’ai plus peur. »
La nourrice utilise de petits noms d’oiseaux en s’adressant à Antigone : « Ma colombe ; mon pigeon, ma tourterelle, ma mésange. » Elle la câline, la borde dans son lit, s’inquiète pour elle, elle lui tourne autour avec des câlinages, mais elle la gronde aussi : « menteuse, mauvaise, hypocrite fanfaronne ; se permet de la punir comme sa fille, te frapper comme tu étais petite. »
Antigone
(Antigone et la Nourrice)
Oumaima Oualam
Diaa Abar
Résumé
AXES DE LECTURE
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