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20131022-ECHO-FR

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by Egg 3 on 22 October 2013

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Transcript of 20131022-ECHO-FR

Comme indiqué dans le document de politique d’ECHO, une nouvelle approche de la nutrition a émergé : multisectorielle, focalisée sur le traitement et la prévention, et regroupant les agendas humanitaires et de développement.
Argumentaire
Cela a pour ECHO d’importantes implications qui devaient être clarifiées de manière à renforcer les partenariats et à assurer une cohérence globale de l’approche.
... mais dans le même temps, nous devons toujours être clairs par rapport aux manques d’informations qui continuent d’exister de même que nous devons nous assurer qu’ils constituent des priorités en matière d’investissement.
Grâce à de nouvelles technologies et à de la recherche, nous en savons aujourd’hui beaucoup plus que par le passé (par exemple, la PCMA, les méthodes d’enquête, les produits spécialisés, etc.).
Le DTS formule
l’objectif
de l’assistance humanitaire de la Commission européenne pour la nutrition en situation d’urgence.
Le principal objectif est de réduire et d’éviter une mortalité et une morbidité excessives causées par la sous-nutrition lors de crises humanitaires.
Le DTS formule les
principes directeurs
de l’assistance humanitaire de la Commission européenne pour la nutrition en situation d’urgence.
les principes humanitaires fondamentaux d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance, tout en intégrant de façon systématique des problématiques relatives au genre.
Quand envisager de s’engager ?
Une intervention peut se justifier quand les taux d’urgence de mortalité ou de sous-nutrition aiguë ont été atteints, dépassés ou anticipés sur la base d’indicateurs d’alerte précoce prévoyant une détérioration critique.
Quand envisager de se désengager ?
La Commission ne doit pas attendre que les taux de sous-nutrition aiguë augmentent ou qu’une catastrophe soit formellement déclarée pour mettre en œuvre une assistance visant à répondre aux besoins liés à la nutrition.

Les taux d’urgence sont définis comme suit : mortalité des enfants de moins de 5 ans > 2/10.000/jour ou taux MAG > 15% ou taux MAG > 10% accompagnés de facteurs aggravants.
La Commission salue les progrès réalisés par la PCMA. Par conséquent, la DG ECHO soutient la mise en œuvre de l’approche PCMA partout où cela est possible avec un accent mis sur :

la détection précoce de la sous-nutrition au niveau communautaire et l’identification intensive de cas au moyen de la mobilisation communautaire

la fourniture de traitements en consultation externe pour les cas de MAS sans complications (estimés à 80-90% du nombre de cas total de MAS)

le traitement en milieu hospitalier des individus souffrant de MAS avec des complications médicales (estimés à 10-20% du nombre de cas total de MAS)

les programmes d’alimentation complémentaire qui traitent les personnes atteintes de MAM
L’accès à des soins de santé gratuits

Pour relever le défi de la mise à l’échelle et faire avancer l’agenda de la résilience, dans les cas où cela est possible, l’accent est souvent mis de façon accrue sur une « approche qui renforce le système » dans laquelle les interventions nutritionnelles s’appuient sur les capacités existantes (par exemple, un ensemble de soutiens réalisés à travers les structures du ministère de la Santé)

La Commission reconnaît l’efficacité potentielle que les produits alimentaires enrichis et/ou riches en nutriments peuvent avoir sur le traitement et la prévention de la sous-nutrition aiguë. Cependant, la Commission soutient l’utilisation de produits nutritionnels spécialisés lorsque certaines conditions spécifiques sont jugées appropriées et à la condition qu’un suivi étroit de leur efficacité et de leur impact soit mis en place
Carences en micronutriments
Il est de plus en plus démontré que les carences en micronutriments peuvent avoir un impact sur la morbidité, la mortalité et le développement cognitif des enfants. Plus de 10% des décès infantiles peuvent être attribués aux carences en vitamine A, zinc, fer et iode (Lancet).

Alors que les carences en micronutriments sont souvent un problème chronique qui va au-delà de l’avantage comparatif de la DG ECHO en tant que bailleur humanitaire, les risques accrus déclenchés par une crise, combinés aux opportunités présentées par la présence d’une intervention, peuvent justifier les solutions suivantes en matière de réponse :
Mais aussi
Adolescents et adultes
Il est également important de s’assurer que les besoins particuliers d’autres groupes spécifiques sont couverts de façon adéquate
(par exemple, les personnes handicapées, les personnes âgées, les malades chroniques).
Des manques de données probantes persistent en ce qui concerne le traitement de la sous-nutrition aiguë des adolescents et des adultes bien que ces deux groupes aient des besoins nutritionnels spécifiques nécessitant un traitement et un soutien appropriés.

Les femmes et les adolescentes peuvent être particulièrement vulnérables en raison de problématiques liées au genre. La sous-nutrition des femmes contribue aux décès maternels ainsi qu’à une morbidité et une mortalité plus élevées des nourrissons.
Définir les priorités opérationnelles
Promouvoir l’intégration systématique des objectifs et des indicateurs nutritionnels pertinents de façon transsectorielle
Eau, assainissement et hygiène (WASH)
Le manque d’accès à l’eau potable et à un assainissement de qualité, combiné à des pratiques d’hygiène insuffisantes, contribue à la propagation de maladies infectieuses, à un ralentissement de la croissance, à une baisse de l’immunité et à une augmentation de la morbidité et de la mortalité.
La Commission promeut par conséquent l’intégration d’objectifs spécifiques à la nutrition dans les réponses humanitaires WASH en contexte de crise où la sous-nutrition est une préoccupation humanitaire.
Santé
La sous-nutrition et les infections agissent de manière combinée : la sous-nutrition rend les organismes humains plus sujets à une infection et dans le même temps une infection peut aggraver la sous-nutrition.
L’assistance alimentaire
La Communication de l’UE et le DTS sur l’assistance alimentaire humanitaire, combinés à d’autres ressources sur l’analyse de la réponse, les indicateurs, etc., s’appuient sur le cadre conceptuel de l’UNICEF. L’assistance alimentaire est par conséquent présentée comme un instrument potentiellement efficace pour la prévention de la sous-nutrition.

Cela renforce les arguments en faveur d’une approche intégrée de l’assistance pour l’alimentation et la nutrition.
Le défi de la coordination
Au niveau international, la Commission cherche à soutenir la cohérence et l’amélioration de la coordination en matière de nutrition à travers les différents secteurs et acteurs internationaux pertinents impliqués dans la réponse nutritionnelle d’urgence.
Soutenir une approche proactive pour assurer un meilleur lien entre les agendas humanitaire et de développement de manière à répondre à la sous-nutrition persistante, à réduire la vulnérabilité structurelle et à renforcer la résilience.
Générer une plus forte base de données probantes afin d’améliorer la compréhension collective de l’impact relatif de la nutrition pour différentes solutions de réponse et dans différents contextes (par exemple, l’avantage relatif dû au fait d’utiliser des produits nutritionnels spécialisés en lien avec le traitement de la malnutrition aiguë modérée parallèlement à d’autres approches comme l’assistance alimentaire, WASH et la santé).
Assurer une analyse causale solide pour nourrir une allocation coordonnée des ressources de façon transsectorielle, en dépassant ainsi les approches sectorielles étroites (par exemple, au moyen des Clusters)
Les personnes qui vivent avec le VIH ont de ce fait des besoins nutritionnels spécifiques.
Par ailleurs, l’assistance peut être apportée de façon conditionnée ou non (par exemple, pour une activité des bénéficiaires comme le travail ou les formations contre nourriture ou contre argent).

Toutefois, il est reconnu que l’évaluation de l’impact précis des transferts de l’assistance alimentaire humanitaire sur les changements de situation nutritionnelle demeure à la fois un défi et une priorité à traiter.
De plus, une assistance générale peut être mise en œuvre auprès de la population affectée ou sous la forme d’une assistance ciblée visant à atteindre les ménages souffrant le plus d’insécurité alimentaire (sur la base d’une analyse de l’économie des ménages).
L’assistance peut se faire sous la forme
en fonction de l’analyse contextuelle détaillée.
Cela souligne également l’importance d’une analyse approfondie du processus de prise en compte de la diversité des possibles
Identifier le problème
La sous-nutrition est une forme de malnutrition (qui comprend également le surpoids et l’obésité).

Elle comprend le retard de croissance, l’émaciation et les carences
en micronutriments.
Quelle est la gravité de la situation ?
26% des enfants de moins de cinq ans (soit 165 millions) souffrent d’un retard de croissance en 2011
8% des enfants de moins de cinq ans (soit 52 millions) souffrent d’émaciation en 2011
A tout moment, on estime que jusqu’à 20 millions d’enfants de moins de cinq ans pourraient souffrir d’une émaciation sévère.
Qu’est-ce que la sous-nutrition ?
Quelque chose devait changer
Emergence et expansion de la Prise en charge Communautaire de la Malnutrition Aiguë (PCMA)
La série Lancet
Messages clés
Les interventions nutritionnelles à fort impact recommandées par la série Lancet de 2008 sur la nutrition
De manière générale, on a pu constater durant la dernière décennie une attention accrue au niveau international en ce qui concerne l’agenda de la nutrition. Trois initiatives en particulier ont eu un impact important :
En 2008, le journal médical Lancet a publié une série d’articles de référence sur la sous-nutrition infantile. Une nouvelle série a été publiée en 2013.

Elle demandait aux parties prenantes de relever ce lourd défi en focalisant leurs actions sur les 13 interventions les plus efficientes.

Cela a déclenché un mouvement de mise à l’échelle des actions relatives à la nutrition ainsi que de la mobilisation politique autour du sujet.
la communication sur le changement des comportements.
Les plus forts taux persistents d'émaciation se trouvent en Asie du sud avec une moyenne de
des enfants connaissant à la fois un retard de croissance ou une émaciation vivent en Asie du Sud.
70%
Les carences en micronutriments (par exemple, vitamine A, zinc, fer et iode) sont également répandues.
Un allaitement sous-optimal augmente le risque de mortalité durant les deux premières années de vie et on estime que cela cause 800.000 morts chaque année.

Après l’âge de deux ans, les dégâts causés par la sous-nutrition (par exemple, le retard de croissance et le développement du cerveau) sont irréversibles.
Les conséquences humaines
Bien développé
Anormalement développé
Initiatives internationales
Des initiatives internationales comme l’Initiative Scaling Up Nutrition (SUN) ont joué un rôle important en matière d’incitation à une approche multisectorielle. De telles initiatives ont focalisé l’attention internationale et promu l’engagement des gouvernements en faveur de l’agenda de la nutrition.

Des efforts pour mobiliser l’engagement politique au niveau national (l’Etat ayant la responsabilité première vis-à-vis de sa population) sont actuellement en cours.

Une idée clé du mouvement SUN est la très utile distinction stratégique entre deux approches tout aussi essentielles : l’approche strictement nutritionnelle et l’approche sensible à la nutrition.
en Afrique sub-saharienne
16% contre
8.5%
L’approche PCMA représente une avancée majeure en vue d’un traitement efficace des enfants à risque. Elle permet d’augmenter la couverture des programmes nutritionnels et d’atteindre plus d’enfants en renvoyant chez eux les cas sans complications médicales plutôt qu’en les gardant en milieu hospitalier.
Depuis 1999, Concern - en partenariat avec Valid International - a été pionnière en matière d’approche PCMA (à l’origine en Ethiopie).
le traitement de la malnutrition aiguë (MAS et MAM)
la promotion d’une alimentation complémentaire optimale pour les nourrissons après l’âge de six mois ainsi que d’une poursuite de l’allaitement
la promotion de l’allaitement exclusif durant les six premiers mois de vie,
la supplémentation en vitamine A
la supplémentation de zinc pour le traitement des diarrhées, la supplémentation de divers micronutriments pour les enfants de moins de cinq ans
la vermifugeage des enfants (deux doses par an pour les enfants de 12 à 59 mois)
la supplémentation en fer et d’acide folique pour les mères enceintes
la promotion de meilleures pratiques en matière d’hygiène, notamment le lavage des mains
l’iodation du sel, l’enrichissement en fer des denrées de base
La Communication « Améliorer la nutrition maternelle et infantile dans le cadre de l’aide extérieure : un cadre stratégique de l’UE » est le résultat des changements qui se sont produits durant les trois dernières décennies dans le secteur de la nutrition. C’était le moment opportun pour que l’UE formalise la manière dont elle répond à la sous-nutrition dans le cadre de son assistance extérieure.

Cette Politique a deux objectifs principaux : réduire le retard de croissance et réduire l’émaciation.

Cette politique se concentre sur la nutrition maternelle et infantile tout en promouvant une approche multisectorielle et un travail conjoint des acteurs humanitaires et de développement dans le but de réduire les causes de la sous-nutrition.

Les priorités stratégiques comprennent : l’amélioration de l’engagement politique et financier, la mise à l’échelle des actions au niveau pays en renforçant les capacités, des investissements accrus dans les interventions strictement nutritionnelles et sensibles à la nutrition tout en continuant les investissements dans la recherche, l’information et le développement de capacités.
Messages clés
Les interventions sensibles à la nutrition (également mises en exergue dans la série Lancet de 2013) répondent à des déterminants plus sous-jacents (par exemple, la sécurité alimentaire et les transferts sociaux, l’autonomisation des femmes, la protection de l’enfance, la scolarisation, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, la santé et le service de planning familial, la santé mentale des mères, etc.).
Les interventions strictement nutritionnelles répondent aux déterminants immédiats de la nutrition (les interventions nutritionnelles à fort impact).
Approvisionnement complémentaire en denrées alimentaires fraîches
Prise en compte des micronutriments dans la prévention et le traitement de certaines maladies via les services de soins de santé (par exemple, le zinc pour la gestion des maladies diarrhéiques, la vitamine A parallèlement à des vaccinations contre la rougeole)
Une attention spéciale à une alimentation complémentaire pour les enfants âgés de 6 à 23 mois. Une distribution de suppléments en micronutriments, soit ciblée sur des groupes spécifiques, soit comme un apport complémentaire au niveau de la population.
Approvisionnement en produits alimentaires enrichis comme les céréales enrichies, le CSB+/++ et/ou les suppléments en micronutriments (par exemple, les pépites pour les produits d’enrichissement des aliments à domicile)
L’investissement dans les systèmes d’information, la recherche et le développement de capacités, bien qu’il ne soit pas la priorité principale d’ECHO, peut être soutenu lorsqu’il est vu comme une composante prioritaire à prendre en compte au sein de la réponse humanitaire plus large et en lien avec des stratégies à plus long terme.
L’élargissement du soutien nutritionnel ciblé peut être envisagé par exemple au moyen d’interventions nutritionnelles adaptées (comme la prise en compte du VIH dans la fourniture de services d’urgence comprenant le traitement de la MAS) ou de compléments alimentaires.
Dans le même temps, cette approche permet d’augmenter la visibilité de la nutrition en tant que crise majeure mais souvent cachée.
Émacié et présentant un retard de croissance
Améliorer la nutrition maternelle et infantile dans le cadre de l’aide extérieure : un cadre stratégique de l’UE
Toutes les interventions doivent être en accord avec
Elles doivent par conséquent assurer que sont reconnus les droits de chaque individu nécessitant un soutien nutritionnel.
Les interventions doivent être à la fois basées sur des besoins et axées
sur des résultats.
solutions de réponse dans le but d’améliorer les apports alimentaires individuels.
d’espèces, de produits en nature ou au moyen de coupons
Introduction
Dans les années 90, l’UNICEF a développé un puissant cadre conceptuel pour impliquer tous les acteurs. Il est toujours considéré à ce jour comme un instrument de grande qualité.
Malnutrition, décès, infirmité chez l’enfant
Maladie
Ration diététique inadéquate
Insuffisance d’accès aux aliments
Inadéquation des soins aux mères et aux enfants
Inadéquation des services de santé, d’assainissement et d’approvisionnement en eau
Quantité et qualité des ressources existantes (humaines, économiques et organisationnelles) et leur mode de contrôle
Ressources potentielles = environnement, technologie, population
Résultat
Causes immédiates
Causes sous-jacentes au niveau de la famille
Causes fondamentales au niveau de la société
Les insuffisances et/ou les erreurs des connaissances, ainsi que les attitudes discriminatoires réduisent l’accès des ménages aux ressources existantes.
Les systèmes politiques, culturels, religieux, économiques et sociaux – y compris le statut réservé aux femmes – limitent l’utilisation des ressources potentielles.
Peut redéfinir notre réponse aux questions de base…
Changer la manière dont on regarde le problème de la sous-nutrition…
Et nous aider à avancer dans de nouvelles directions.
Les acteurs humanitaires doivent agir vite face au besoin mais, lorsque
les besoins persistent, et s’aggravent même, il est temps de marquer
une pause.
« Si l’on me donnait une heure pour sauver le monde, je passerais 59 minutes à définir le problème
et une minute à le résoudre. »
Albert Einstein
Changer la manière dont on regarde le problème de la sous-nutrition peut redéfinir notre réponse aux questions de base et nous faire avancer vers
de nouvelles directions.
C’est justement ce que la Communication de l’UE « Améliorer la nutrition maternelle et infantile » et le Document de travail des services (DTS) d’ECHO
« Répondre à la sous-nutrition en situation d’urgence » cherchent à faire…
Le contexte dans lequel travaillent les humanitaires a changé de même que la manière dont nous regardons le problème de la malnutrition. La Communication et le DTS de la Commission européenne reflètent ces changements.
Présentant
un retard
de croissance
Émacié
et Kwashiorkor
Non émacié
et sans retard
de croissance
Le cadre place par conséquent la nutrition au cœur de l’agenda
de la résilience et implique que les acteurs humanitaires
et du développement travaillent ensemble pour répondre aux causes
de la sous-nutrition et pour sauver des vies.
Répondre à la sous-nutrition requiert une approche multisectorielle avec des actions potentielles sur différents secteurs comme la santé, l’eau- assainissement-hygiène,
la sécurité alimentaire, l’éducation
et l’autonomisation des femmes.
S’il existe bien un besoin urgent de passer
à une échelle supérieure le traitement des personnes affectées par la sous-nutrition (que ce soit ou non durant des « urgences »), cela doit s’accompagner par une attention accrue pour assurer la prévention
de nouveaux cas.
La sous-nutrition en situation de crise
La destruction et la perturbation de la vie normale peuvent aggraver la sous-nutrition. Les enfants en bas âge, les femmes enceintes et allaitantes ainsi que les personnes âgées sont les plus vulnérables. Toutefois, tout individu dans le besoin doit recevoir
une assistance adéquate.
L’assistance humanitaire n’offre pas en général d’avantage comparatif pour les situations qui se caractérisent par de forts niveaux permanents de sous-nutrition.
Cependant, lorsque le risque humanitaire est élevé, que d’autres acteurs ne sont pas impliqués et qu’un impact positif peut être attendu, une assistance peut être envisagée. Dans de tels cas,
le plaidoyer et la coordination avec les acteurs de développement joueront un rôle important.
Lorsque les indicateurs se sont stabilisés en-dessous
des niveaux d’urgence.
Lorsque des acteurs non humanitaires sont en mesure
de répondre ou que les besoins sont totalement couverts
par d’autres acteurs humanitaires.
Lorsque des principes fondamentaux ne peuvent pas être respectés, en particulier dans le cas où le risque de nuire
est plus important que les potentiels bénéfices tirés
du maintien de l’engagement.
Du diagnostic des besoins
à l’analyse de la réponse
Avec l’augmentation du nombre
de solutions de réponses en matière de nutrition d’urgence, les choix
à faire lors d’une crise peuvent être complexes. En plus des indicateurs anthropométriques, une analyse causale est importante pour identifier les priorités stratégiques
d’une réponse basée sur les éléments de preuve disponibles.
La DG ECHO soutient les interventions IYCF-E lorsque des résultats sont attendus dans la durée des interventions qu’elle finance (par exemple,
le soutien aux mères pour qu’elles continuent d’allaiter au sein et pour promouvoir des pratiques d’allaitement appropriées malgré la perturbation issue de la catastrophe : lieu sûr, accès aux produits et au soutien appropriés, etc.)
Alimentation du nourrisson et de l’enfant en bas âge en contexte d’urgence (IYCF-E en anglais)
Quel est le rôle de l’assistance humanitaire ?
Quel est l’objectif principal d’ECHO ?
En conclusion : de la politique à la pratique
Les changements dans la manière de penser la sous-nutrition ont mené à une nouvelle feuille de route en ce qui concerne la réponse.
ECHO apporte une attention particulière à la sous-nutrition aiguë (ainsi qu’à ses causes immédiates et sous-jacentes) en contexte d’urgence.

Même si des groupes spécifiques (comme les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées) peuvent être considérés comme plus vulnérables, conformément aux principes humanitaires, ECHO soutient toutes les personnes souffrant de sous-nutrition ou en danger de sous-nutrition.

Cependant, la sous-nutrition existe au niveau mondial à une échelle massive et constitue une crise persistante.

Par conséquent, la division artificielle entre les agendas humanitaire et de développement doit être dépassée en matière de nutrition.

Lors de chaque crise, un cadre d’action conjoint humanitaire/développement, intégrant l’engagement du gouvernement à renforcer les systèmes nationaux, est une condition préalable essentielle pour une réponse efficace et un renforcement de la résilience.

Parce que notre compréhension du problème a évolué, des innovations importantes comme la PCMA ont ouvert la voie à la mise à l’échelle de la réponse strictement nutritionnelle.

Toutefois, dans le même temps, on constate une plus forte prise de conscience du besoin d’une approche multisectorielle dans laquelle le rôle de chaque secteur pour un contexte spécifique est défini par une analyse causale solide et collective.
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